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Titre originalFord v Ferrari
RéalisateurJames Mangold
Casting principalMatt Damon, Christian Bale, Caitriona Balfe, Jon Bernthal, Tracy Letts, Josh Lucas, Noah Jupe
Durée2H33
Date de sortie en France13 novembre 2019
On ne présente plus James Mangold. Ou du moins, on ne présente plus son cinéma et nombre de ses films. Réalisateur dernièrement de Logan, ou encore de 3h10 pour Yuma, de Walk the Line avec le déjà brillant à l’époque Joaquin Phoenix… le cinéaste new-yorkais revient cette année pour un projet très attendu par chez nous, d’autant plus qu’il se passe en France.


Même si vous n’êtes pas fervent admirateur de course automobile, vous avez forcément déjà entendu parler des 24 Heures du Mans. Mais derrière cet événement unique et mondialement réputé, il y a une histoire et des moments clés. Et plus qu’un simple film de course de voitures aux allures parfois semblables à celles du récent Rush de Ron Howard — il y a là une flopée d’images et de sonorités toutes aussi immersives et impressionnantes — c’est un véritable tour de force dramatique et poignant. Le réalisateur, que nous avons rencontré en conférence de presse en compagnie des deux têtes d’affiche Matt Damon et Christian Bale, ne cache d’ailleurs pas que c’était l’une des références lors de la conception de Le Mans 66 et qu’il n’y a pas tant de films que ça qui traitent du milieu de la course automobile au cinéma. On se doutait lors de cette rencontre qu’il espérait bien que le film saurait se faire une place comme nouveau standard du genre.

Et il aura fallu attendre quelques semaines, mais nous pouvons enfin le clamer haut et fort : c’est plus que réussi. Non content d’être déjà l’un des meilleurs films que vous pourrez voir en cette fin d’année, le long-métrage réinvente le genre du biopic, du film historique… le tout à 340 km/h. Oui, vous avez bien lu. Bien que durant près de 2H30, le film ne semble jamais long ou s’étirer sur de longues scènes, on est tenus en haleine par un rythme effréné entre moments tendres et émouvants — les moments entre Ken Miles, Christian Bale, et son fils —, drôles, intenses et impressionnants.

L’alchimie entre Bale et Damon est parfaite et on s’étonnerait presque même que les deux acteurs n’aient pas tourné ensemble auparavant. Mention toute particulière à la musique ici composée par Marco Beltrami, désormais membre récurrent de l’entourage de Mangold sur ses films, et Buck Sanders et surtout — et c’est l’un de nos plus gros coups de cœur concernant ce film — au directeur de la photographie Phedon Papamichael, qui livre une image somptueuse avec des plans à couper le souffle et un grain détaillé.


Plus qu’un film, Le Mans 66 fait surtout partie de ces rares projets relatant des exploits de notre Histoire qui nécessitent de se vivre en plus de simplement se visionner. On ne s’étale pas davantage, si ce n’est pour dire que c’est l’un de nos plus gros coups de cœur ciné de cette fin d’année et que la barre est très haute d’ici à ce qu’on puisse voir quelque chose d’aussi abouti et réussi avant un petit moment.
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