Critique de Les Bonnes Intentions : une comédie sociale drôle mais inégale

Les Bonnes Intentions

6.7

Scénario

6.5/10

Casting

7.5/10

Réalisation

6.0/10

Les pour

  • Le duo Jaoui/Ivanov
  • Pas mal d'humour dénonciateur

Les contre

  • Des moments intimistes qui ne fonctionnent pas

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Titre originalLes Bonnes Intentions

RéalisateurGilles Legrand

Casting principalAgnès Jaoui, Alban Ivanov, Tim Seyfi, Claire Sermonne, Michèle Moretti

Durée1H44

Date de sortie en France21 novembre 2018

Fait assez rare que de voir la 20th Century Fox pointer son logo au début d'une comédie 100 % française. De quoi attiser notre curiosité en cette fin d'année, là où le niveau des comédies françaises semble s'être rehaussé, ainsi que la réputation qu'on veut bien leur attribuer en général.

Les Bonnes Intentions est la nouvelle réalisation de Gilles Legrand, à qui l'on doit de récentes productions comme la trilogie Belle et Sébastien ou, plus anciennement, Malabar Princess en tant que réalisateur.

Le réalisateur s'entoure ici de la toujours aussi charmante Agnès Jaoui et d'Alban Ivanov, comédien de plus en plus présent au cinéma dans des rôles assez vivaces et amusants la plupart du temps.

Jaoui campe le rôle d'Isabelle, une cinquantenaire qui passe ses journées à vivre pour aider les jeunes réfugiés, migrants et étrangers à s'insérer du mieux qu'ils peuvent dans la société. Passée donc la scène d'introduction où l'on constate qu'elle rend effectivement service à beaucoup de monde en remplissant diverses tâches, collecte de vêtements, médicaments, etc., on s'attarde sur son activité de professeur de français auprès d'un petit groupe de bras cassés qui peinent sérieusement à progresser. Ne sachant pas quoi faire de plus pour les stimuler, d'autant que la direction de son établissement semble lassée d'elle et de ses retards et vient d'engager une nouvelle professeure, jeune et à la pédagogie différente, Isabelle prend l'initiative de créer un partenariat avec l'auto-école du coin de la rue pour donner une chance de plus à ces jeunes d'obtenir un diplôme reconnu et donc de trouver du travail…

D'office, certains passages sont souvent très drôles, faisant preuve d'un humour qui s'appuie sur des sujets d'actualité avec justesse. Le film est parfois un peu moqueur, mais tout le monde en prendra pour son grade. Les quelques passages avec Attila, Alban Ivanov, en tant que moniteur de leçons d'auto-conduite sont très réussis et apportent avec brio et autodérision la véritable escroquerie que certaines auto-écoles pratiquent encore aujourd'hui.

Là où le film passe un peu moins bien, c'est sur l'explicité de la relation d'Isabelle avec sa famille, notamment son mari. Vu qu'elle passe la plupart de son temps à aider et à s'investir auprès des autres, elle les délaisse. Et si, au début, cela donne droit à quelques scènes amusantes chez une psychothérapeute, toute cette problématique semble mise de côté par la suite pour laisser l'enjeu principal se dérouler sans accrocs. Sauf qu'on ne revient pas vraiment dessus, à part lors d'une scène d'enterrement où on ne semble pas vraiment comprendre où tous les personnages veulent en venir, notamment dans la relation mère-fille de Jaoui et Moretti, et beaucoup de questions sont laissées en suspens. C'est un peu dommage.

Reste que Les Bonnes Intentions est une œuvre plutôt réussie quand il s'agit de dénoncer certains aspects du monde dans lequel on vit, avec humour et légèreté.

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