Critique de Ça : Pennywise revient plus terrifiant que jamais

Ça

8.8

Scénario

8.5/10

Casting

9.5/10

Réalisation

9.0/10

Bande originale

8.0/10

Les pour

  • Casting enfant remarquable
  • Bill Skarsgård mémorable
  • Film plus gore et effrayant
  • Effets spéciaux

Les contre

  • Bande originale sous-exploitée
  • Réalisation susceptible de dérouter les amateurs du style James Wan

X#CaLeFilm #It #AndyMuschietti #BillSkarsgard #JaedenMartell #FinnWolfhard #JackDylanGrazer #SophiaLillis #JeremyRayTaylor #WyattOleff #Horreur

Titre originalIt

RéalisateurAndy Muschietti

Casting principalBill Skarsgård, Jaeden Martell, Finn Wolfhard, Jack Dylan Grazer, Sophia Lillis, Jeremy Ray Taylor, Wyatt Oleff

Durée2H12

Date de sortie en France20 septembre 2017

Après Annabelle 2, Warner Bros nous offre une seconde fois un film d’épouvante-horreur, mais cette fois-ci, ce ne sont ni des esprits ni des poupées diaboliques, mais UN clown terrifiant.

Et autant dire que l’on avait bien besoin de ce genre de film pour changer un peu du cliché du film d’horreur pour ados, aucunement effrayant, que nous proposent les studios depuis bien trop longtemps.

Alors, Ça est-il une réussite ? La réponse ci-dessous.

Dès les 10 premières minutes, on nous met dans l’ambiance avec la relecture de la rencontre entre Georgie et Pennywise. Et si cette scène a traumatisé une génération d’ados dans les années 90, cette nouvelle version va encore plus loin et annonce clairement une approche bien plus violente de l’œuvre de Stephen King. Ce nouveau Ça est plus gore et plus effrayant.

Ce qui m’a également bluffé tout au long du film, ce sont les performances des jeunes acteurs et plus particulièrement celle de Finn Wolfhard, qui s’est fait connaître dans la série Stranger Things. L’acteur arrive à placer des « punchlines » pendant tout le film sans que cela ne semble jamais too much, d’autant que cela intervient même dans les moments où le public est censé stresser. Le jeune acteur délivre son texte de la manière la plus naturelle possible.

À noter que l’ensemble du casting « enfant » est de très grande qualité, avec une cohésion palpable et authentique. Chaque acteur donne de la personnalité à son personnage et il sera bien difficile pour les adultes, dans la partie 2, de retranscrire la même énergie et le même naturel que cette joyeuse bande d’enfants.

Bon point également au niveau des dialogues, qui sonnent juste dans la bouche des enfants et jamais déplacés ou inappropriés. En effet, le personnage de Richie, interprété par Finn Wolfhard, plaisante énormément avec la sexualité, mais de la même manière qu’un enfant de son âge est supposé le faire, rendant le tout naturel et juste.

N’oublions pas Bill Skarsgård, qui propose une interprétation incroyable de Pennywise, aussi effrayante que glauque. Bien que découvert il y a quelques années déjà, c’est définitivement avec ce film qu’il va marquer les esprits. Sa version de Pennywise est aussi mémorable, si ce n’est plus, que celle de Tim Curry dans les années 90. Il s’approprie et donne tellement de couleurs à son personnage qu’il l’installe directement au panthéon des grands monstres du cinéma, aux côtés de Freddy, Jason, Michael Myers ou encore Leatherface.

Parlons un peu « réalisation » maintenant. Il est important de signaler que celle-ci risque de chambouler les fans du style James Wan, tel que moi, puisque le travail d’Andy Muschietti est très différent et se rapprocherait même plus de ce que pouvait proposer J.J. Abrams avec son Super 8. Une approche qui plaira aux plus âgés et déroutera les plus jeunes habitués à voir du copié-collé.

Concernant la bande originale, on regrettera que cette dernière n’exploite pas totalement la composition de Benjamin Wallfisch, bien que l’on prenne plaisir à écouter les différents tubes de la fin des années 80 présents dans le film.

Les effets spéciaux sont réussis, tout comme le maquillage et les décors. Quant à l’histoire, en plus de tenir la route et d’être effrayante, elle fait également la part belle à de nombreuses références à la pop culture des années 80, qui feront plaisir aux trentenaires.

Alors oui, Ça est vraiment une réussite.

Donc un conseil : le 20 septembre, si vous avez peur des clowns, ce film… est pour vous !

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