Critique du film « L’affaire SK1. »

L'affaire SK1

10

Scénario

10.0/10

Acteurs

10.0/10

Réalisation

10.0/10

Musique

10.0/10

Les pour

  • Un très bon film de genre

Twitter : @SNDfilms #LAFFAIRESK1 @RPersonnazoff

Acteurs : Raphaël Personnaz, Nathalie Baye, Olivier Gourmet

Réalisateur : Frédéric Tellier

Date de sortie: 07/01/2015 (2H)

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

Paris, 1991. Franck Magne, un jeune inspecteur fait ses premiers pas à la Police Judiciaire, 36 quai des Orfèvres, Brigade Criminelle. Sa première enquête porte sur l’assassinat d’une jeune fille. Son travail l’amène à étudier des dossiers similaires qu’il est le seul à connecter ensemble. Il est vite confronté à la réalité du travail d’enquêteur : le manque de moyens, les longs horaires, la bureaucratie… Pendant 8 ans, obsédé par cette enquête, il traquera ce tueur en série auquel personne ne croit. Au fil d’une décennie, les victimes se multiplient. Les pistes se brouillent. Les meurtres sauvages se rapprochent. Franck Magne traque le monstre qui se dessine pour le stopper. Le policier de la Brigade Criminelle devient l’architecte de l’enquête la plus complexe et la plus vaste qu’ait jamais connu la police judiciaire française. Il va croiser la route de Frédérique Pons, une avocate passionnée, décidée à comprendre le destin de l’homme qui se cache derrière cet assassin sans pitié. Une plongée au cœur de 10 ans d’enquête, au milieu de policiers opiniâtres, de juges déterminés, de policiers scientifiques consciencieux, d’avocats ardents qui, tous, resteront marqués par cette affaire devenue retentissante : « l’affaire Guy Georges, le tueur de l’est parisien ».

C’est lors du Showeb de rentrée 2014 que j’ai pour la première fois entendu parler de « L’affaire SK1 ». Les premières images, alléchantes, ainsi que l’enthousiasme de Sébastien Careil (directeur marketing chez SND) pour nous le présenter, m’ont tout de suite donné envie de découvrir ce film, prévu début janvier 2015. Heureusement, peu de temps après, une projection privée était organisée par SND sur les Champs-Elysées, suivie d’un débat avec l’équipe du film. Mais de quoi parle au juste « L’affaire SK1 » ? Le titre ferait presque science-fiction… Il s’agit (hélas, pour les victimes) pourtant d’un film basé sur des faits réels et récents… Vous avez tous entendu parler de Guy Georges, alias « SK1 » pour « Serial Killer 1 » lorsque son visage n’était qu’un portrait robot. Ce film traite de la longue et compliquée traque du tueur de l’est parisien. Côté flics, au coeur du 36…

Bougon (Olivier Gourmet) et Franck Magne (Raphaël Personnaz) en plein interrogatoire…

Nous sommes au 36 Quai des Orfèvres, à Paris, en 1991. Le jeune inspecteur Franck Magne est accueilli par sa nouvelle équipe, et découvre l’une des missions traditionnellement réservées aux nouveaux arrivants : reprendre à son compte et éplucher les dossiers non élucidés, pour lesquels aucune enquête ne s’est avérée fructueuse. Le but ? Il suffit parfois d’un œil neuf, d’un regard différent pour dénicher un détail, un petit rien insignifiant pour tout le monde, surtout pour ceux qui ont baigné dans l’enquête jour et nuit pendant de longues semaines, mais qui peut relancer voire chambouler une enquête. Motivé, fier de faire partie de la PJ, Franck met du cœur à l’ouvrage et se penche notamment sur le meurtre d’une jeune femme. Puis sur un autre. Et encore un autre. Au fil du temps, ces dossiers confiés à des équipes différentes et jamais résolus lui laisse penser qu’il pourrait y avoir un lien entre plusieurs d’entre eux. Il est probablement l’un des premiers à réellement croire à la piste d’un serial killer… Mais pourtant, rien ne bouge. Manque de moyens, manque de temps, manque de chance… Aucun élément tangible ne permet d’isoler réellement une piste, un suspect. Et les victimes, violées puis sauvagement assassinées, se succèdent à un rythme aléatoire… La peur règne sur l’est parisien et ce qui va devenir « L’affaire SK1 » mobilise de plus en plus de gens au 36, cela devient leur obsession. La traque est longue et parsemée d’embûches, erreurs et autres problèmes, mais va finir par porter ses fruits, avec l’arrestation puis le jugement et la condamnation de Guy Georges.

J’aime beaucoup les films à tendance documentaire, ou inspirés de faits réels, qu’ils soient au maximum fidèles à l’histoire d’origine ou librement adaptés. Ici, Frédéric Tellier nous permet de plonger au cœur même du mythique 36 Quai des Orfèvres, de suivre l’enquête à travers les yeux d’un jeune inspecteur (interprété avec beaucoup de talent et de conviction par Raphaël Personnaz) et de ses collègues. Nous vivons avec eux les découvertes de nouveaux cas, leurs espoirs, leurs doutes, leurs échecs, leurs difficultés internes… Ce pendant une bonne partie du film. Puis c’est l’arrestation de Guy Georges, l’excitation qui précède et la satisfaction qui suit, là encore nous sommes parmi eux. Et nous terminons enfin par le procès, avec les flics, les familles des victimes, Guy Georges et ses avocats… Les rebondissements, le dénouement… Pas un seul instant l’on ne s’ennuie, et les acteurs, sans exception, sont convaincants et efficaces. J’en ai déjà cité un quelques lignes plus haut, il faut également rendre hommage au jeune acteur (Adama Niane) qui interprète, ou plutôt qui incarne le serial killer. Son interprétation du personnage, notamment lors d’une scène clé au tribunal, est bluffante. Au cours du long et passionnant débat qui a suivi la projection, le réalisateur et ses complices nous ont avoué avoir beaucoup travaillé en amont, s’être beaucoup documentés, et avoir rencontrés certains des flics de l’époque. Le résultat en est des plus réalistes ! On replonge vraiment dans l’horreur et la psychose de cette période, les femmes dans la salle ont forcément été touchées. On vit également au plus près des différents protagonistes et cela donne un film réussi, que je qualifie sans problème d’excellent.

Pour ce qui est de l’avis des autres, seul Christophe n’était pas tout à fait d’accord avec les plus fervents défenseurs du film (Charlotte et moi) car pour lui ce film manque d’action… mais c’est normal, ce n’est pas un film d’action ! Et nous avons pu noter depuis quelques temps que Christophe n’est pas vraiment un fan des films « réalistes » qui traitent de faits réels. Chacun ses goûts !

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Raphaël Personnaz et Frédéric Tellier à l’issue de la projection
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Une bonne partie de l’équipe du film lors du débat
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Une bonne partie de l’équipe du film lors du débat (bis)

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