Critique de La planète des singes : Suprématie

La planète des singes : Suprématie

9.6

Scénario

9.7/10

Acteurs

9.0/10

Musique

9.5/10

Effets-spéciaux

10.0/10

Les pour

  • Une magnifique conclusion
  • Un rythme parfait
  • Des SFX de qualité

Twitter : #LaPlaneteDesSingesSuprematie @paramountfr

Titres VO : War for the planet of the apes

Réalisateur : Matt Reeves

Acteurs : Andy Serkis, Woody Harrelson, Steve Zahn, Amiah Miller

Durée :

Date de sortie : 2 Aout  2017

Généralement quand on annonce des Spinoff, un reboot ou des préquelles... On hurle au scandale. Il faut dire que les studios nous ont habitué à proposer des choses tellement indigestes qu’on finit par en oublier que parfois on peut obtenir de belles choses quand le studio accepte (trop rarement) de laisser une jolie liberté aux réalisateurs et scénaristes.

La saga La planète des singes a déjà eu une relecture un peu oubliée aujourd’hui par Tim Burton, mais personne n’était préparé à ce qu‘allait nous proposer Rupert Wyatt en 2011 avec La planète des singes : les origines.

Ainsi la saga débutée en 2011 et imaginée comme une trilogie de préquelles est parvenue à dépasser toutes les espérances et faire avec cette conclusion « Suprématie » ce que l’on peut clairement considérer aujourd’hui comme la meilleure préquelle jamais proposée.

Car ce nouveau volet qui nous arrive cette année montre combien cette trilogie a été réfléchie, pensée et traitée de manière respectueuse vis-àvis du film original de 1968.

En effet à aucun moment la saga n’aura trahi le spectateur, n’aura été ennuyeuse et n’aura renié les opus précédents et ce quand bien même il y a eu un changement de réalisateur entre le premier et le second film.

Si je fais ce préambule-ci avant de parler plus spécialement du 3ème volet, c’est parce que ce La planète des singes : Suprématie est à l’image des deux premiers films, une énorme réussite !

D’un point de vue du scénario, l’histoire continue son évolution vers le film de 68 sans jamais y être totalement accrochée. N’attendez pas que le dernier plan de ce film soit le premier du film original, ce n’est absolument pas le cas et laisse même la porte ouverte à d’autres suites éventuelles tout en clôturant malgré tout parfaitement cette trilogie.

Et puisque l’on évoque le mot Trilogie, « Suprématie » confirme que c’est bel et bien une trilogie, celle de César, qui nous est proposée depuis 2011 puisqu’à nouveau, on assiste à l’évolution de ce dernier et de son combat pour la paix entre les espèces.

L’histoire comprend de nombreux rebondissements, de magnifiques scènes d’action et aborde même des thèmes de société actuels faisant tristement écho avec ce qui se passe aujourd’hui en Tchétchénie et pas loin de ce que Hitler avait fait avec les Juifs.

En effet l’une des forces de cette saga La planète des singes est de proposer des films intelligents, superbement bien écrits là où la plupart des autres blockbusters s’enlisent de plus en plus dans la médiocrité.

Comme sur les deux premiers opus, on se sent plus proche des singes que des hommes et la grande partie des émotions vient de ceux-ci. Le travail effectué au niveau de la motion capture est si réussie que jamais les animaux n’ont semblé aussi vivants, aussi proches de nous.

Oui, une fois encore les effets spéciaux sont de qualité et c’est un sans-faute visuel qui se dessine devant nos yeux.

Au niveau du casting, une fois encore c’est les singes qui sont mis en avant et qui disposent du traitement le plus intéressant là où les humains finalement répètent le même schéma que sur le second volet. C’est peut-être là le seul défaut du film, à savoir un traitement des humains un peu bâclé si bien que leur sort ne nous intéresse finalement peu.

Le nouveau BadGuy de service est Woody Harrelson, un acteur pas mauvais du tout, mais qui pour le coup a tellement la tête du méchant de service que cela en est trop simple. De plus son jeu d’acteur est assez basique et son personnage manque clairement de nuances.

Mais qu’importe, nous sommes là pour les singes et de ce côté-là, on reprend toujours autant de plaisir à retrouver César, Maurice, Blue-eyes et les autres. Pour le coup, on ressent chacune des émotions partagées par les singes et on s’attache toujours autant à ceux-ci.

On terminera par mettre en avant que ce 3ème film est aussi différent que ne l’était le second film vis-à-vis du premier et ce tout en restant incroyablement cohérent dans ce tout que forme cette trilogie : « Origines, Soulèvement, Suprématie »

Différent donc puisque ce nouvel opus comprend bien plus d’humour que les précédents volets avec l’arrivée d’un nouveau singe vraiment excellent et une bande originale que l’on n’aurait clairement pas imaginée ainsi. Elle est diablement efficace et pourtant si surprenante.

Ce nouveau volet de la Planète des singes est à la fois un excellent film, une excellente suite et surtout une magnifique conclusion à ce qui aujourd’hui est la meilleure trilogie de préquelles.

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