Anton, dramaturge à succès, est démotivé à l’idée d’écrire de nouveau pour le théâtre après plusieurs expériences où ses œuvres sont modifiées par la mise en scène. Alors, quand son vieil ami Serge lui en demande une dans l’espoir de combler Mathilde, une actrice dont il est amoureux, il est d’abord réticent. Finalement, il accepte sous condition de conserver sa vision. Malheureusement pour lui, le genre tragique de sa pièce n’est pas au goût de la comédienne, qui va alors lancer un tourbillon de manipulations pour convaincre l’auteur des changements souhaités.


Accompagnée d’un fond d’écran où décors et mises en situation sont projetés, la comédie prend forme pour nous embarquer dans cette drôle d’histoire. La présence scénique de François Legrand, qui interprète l’auteur, nous captive dès la première scène. Avec une simple expression de son visage, le public rit déjà face à la situation comique de la séquence. Face à lui, l’énergie de Jean-Philippe Azéma (Serge) et de Marie-Hélène Lentini (Mathilde) contrebalance et rythme l’espace à coups de champagne, d’olives vertes et de chapeaux en tout genre. François Nambot complète la troupe avec un personnage moins présent mais essentiel à l’histoire, malgré quelques petits détails le concernant qui peuvent troubler un peu.
Malgré un final qui nous laisse sur notre faim, Notre Cher Auteur nous a captivés durant 1h30 et on souhaite à la pièce un beau succès.
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