Michel-Ange : Critique du film

Michel-Ange

8.5

Réalisation

9.5/10

Scénario

9.0/10

Casting

9.5/10

Bande-originale

6.0/10

Les pour

  • Casting 5 étoiles
  • Décor/paysages radieux
  • Sa manière de raconter

Les contre

  • Manque de musique
  • Lent

Twitter : #MichelAnge

Titre vo: Michel-Ange

Réalisateur : Andreï Konchalovsky

Acteurs : Alberto Testone, Jakob Diehl

Durée : 2h14

Date de sortie : 21 octobre 2020

A l’occasion d’une rétrospective à la cinémathèque française sur ce célèbre réalisateur russe, nous avons eu l’honneur de découvrir son avant-dernier film, qui repeint l’histoire du célèbre artiste : Michel-Ange. Suite à cette rétrospective, Andreï Konchalovsky précise dans une vidéo destinée à son public qu’il ne s’agît pas d’un biopic ou même d’un film sur un génie -bien qu’il le qualifie en tant que tel-, mais bien d’un film sur l’époque de la renaissance, d’où l’idée est de ‘recréer le parfum d’odeur d’Italie à l’époque de la Renaissance’ (2020).

C’est un film qui a comme principal but de se rendre compte que Michel-Ange était un humain, tout comme nous, avec des défauts, mais qu’il était surtout tiraillé par la situation de son époque et par la politique de son pays.

Le film se veut très atmosphérique, et le public est directement emmené dans cette histoire et cette époque. Il nous fait voyager dans ces contrées Italiennes de la Renaissance entre le Vatican, Rome, Carrare, des paysages montagneux et des décors effarants, qui rendent le film physiquement beau et appréciable.

Le choix de certains acteurs permet à ce long-métrage de capter une certaine essence afin de faire ressentir la beauté de cette époque. Bien que le film se veuille assez long et linéaire dans sa manière de raconter l’histoire, sa façon d’aborder les sujets et éthiques de l’époque (comme les conflits politiques) et d’être moins centré sur l’art et sur ses créations (sculptures) mais plus sur la situation générale du pays et sa difficulté à gérer ces conflits politiques et à faire des choix, donne à ce film une certaine singularité. – A noter cependant qu’à cette époque, on considérait l’art comme étant politique. –

Si le manque de musique donne un ton assez fade, il devient aussi parfois difficile de se concentrer sur le personnage et ses difficultés personnelles. Il peut y avoir un manque de compréhension venant du public pour ce génie. Il est bien évidemment fort plaisant que le film reste assez pudique, comme le fait qu’on ne fasse que mentionner ses œuvres principales comme, par exemple, sa fresque à la Chapelle Sixtine.

Un film atmosphérique, doté d’un casting cinq étoiles, de paysages radieux et d’une histoire humaine plutôt que superficielle.

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