On en reçoit, des projets à écouter. Des dizaines. Parfois trop. Et forcément, certains passent entre les mailles du filet.
Mais cette fois, l’erreur a été réparée. Et quelle erreur.
Parce que si la personne qui accompagne Dina Jeanne n’était pas revenue vers nous, on serait totalement passé à côté d’une vraie pépite. Le genre de découverte qui te fait arrêter ce que tu fais pour vraiment écouter.
Son nouvel EP, composé de 8 titres, frappe fort. Très fort. Ici, pas d’artifices inutiles. L’émotion est brute, sincère, presque palpable à chaque note. Chaque mot semble pesé, vécu, assumé. Et dès les premières secondes, ça touche.
Le piano y est roi. Omniprésent, délicat, jamais démonstratif. Pour les amoureux de cet instrument (oui, je plaide coupable), c’est un petit bonheur permanent. Même l’interlude — souvent le moment que l’on survole sur un projet — devient ici un instant suspendu, presque magique.
Et puis il y a les rencontres.
Le duo avec Benjamin Biolay apporte une élégance naturelle à l’ensemble, comme une évidence.
Autre moment fort : “Ce soir”, partagé avec L’Oiseau Noir. Une complicité évidente, fragile, vibrante. Le genre de morceau qui te donne envie d’appuyer sur replay avant même qu’il ne soit terminé.
Mais à la veille de la Saint-Valentin, impossible de ne pas s’arrêter sur “14 février”, sublime ballade piano-voix qui serre doucement le cœur sans jamais tomber dans le pathos.
Au fil des titres, une évidence s’impose : Dina Jeanne ne cherche pas à impressionner. Elle cherche à toucher. Et elle y parvient avec une facilité déconcertante.
Alors oui, on écoute beaucoup de choses.
Mais rares sont celles qui restent.
Et cet EP-là…
Il ne fait pas que rester.
Il marque.


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