Critique de Les Âmes vagabondes

Les Âmes vagabondes

3.6

Scénario

1.5/10

Casting

3.0/10

Réalisation

4.5/10

Bande originale

5.5/10

Les pour

  • Jolis décors désertiques
  • Belle photographie par moments
  • Quelques plans très réussis
  • Bande originale agréable malgré sa répétitivité

Les contre

  • Scénario extrêmement faible
  • Dialogues catastrophiques
  • Romance mièvre et clichés omniprésents
  • Rythme interminable
  • Personnages peu crédibles
  • Casting peu inspiré
  • Sous-titres français parfois approximatifs

X@Metropolitan_Fr

Titre originalThe Host

RéalisateurAndrew Niccol

Casting principalSaoirse Ronan, Max Irons, Jake Abel, Diane Kruger, William Hurt

Durée2h04

Date de sortie en France17 avril 2013

Avis de #Charly

À éviter de toute urgence !

Avant que certains ne dégainent une nouvelle fois le traditionnel « Oui, mais le livre est meilleur », je préfère préciser une chose : je n’ai pas lu le roman. Mon avis porte uniquement sur le film réalisé par Andrew Niccol et sur son adaptation du livre de Stephenie Meyer.

Et autant le dire immédiatement : après avoir vu ce résultat, je n’ai absolument aucune envie de découvrir le roman.

C’est probablement la première fois de ma vie que je regarde mon téléphone toutes les cinq minutes au cinéma pour savoir combien de temps il restait avant la fin.

Je vais être très direct : il ne se passe absolument rien.

L’histoire ressemble à un Twilight futuriste où les vampires sont simplement remplacés par des extraterrestres capables de prendre possession des corps humains. Pour un réalisateur à qui l’on doit pourtant Gattaca et Time Out, cette chute est difficile à comprendre.

Le scénario semble écrit sans inspiration.

Diane Kruger livre probablement l’un de ses rôles les moins convaincants tandis que Saoirse Ronan, pourtant excellente actrice habituellement, ne parvient jamais à rendre crédible cette double personnalité imposée par le scénario.

Ne vous laissez surtout pas tromper par la bande-annonce. Le film est constitué presque exclusivement de longues scènes de dialogues, avec à peine une dizaine de minutes d’action au total.

J’ajouterai également un vrai problème de photographie. Les transitions brutales entre des scènes très sombres et des plans en plein soleil agressent constamment les yeux.

La bande originale n’aide pas davantage à rester éveillé. Seul le morceau entendu pendant le générique de fin mérite réellement qu’on s’y attarde… et ironie du sort, c’est justement celui utilisé dans la bande-annonce.

Bref, un véritable navet qui ferait presque passer Twilight pour Ben-Hur.

Avis de #Chris

Il arrive souvent que Charly et moi ayons des avis différents.

Mais cette fois, impossible de le contredire.

La seule chose de véritablement vagabonde dans Les Âmes vagabondes, c’est cette irrépressible envie de quitter la salle le plus rapidement possible.

Le meilleur moyen de survivre à la projection consiste probablement à faire comme Homer Simpson et imaginer un singe jouant des cymbales dans sa tête pendant toute la séance.

Soyons honnêtes : il n’y a pratiquement rien de bon dans ce film, si ce n’est la musique… et les décors.

Le désert est superbement photographié et Andrew Niccol démontre qu’il sait toujours parfaitement utiliser sa caméra. Même les nombreuses scènes dans la grotte possèdent une vraie élégance visuelle. En revanche, je rejoins complètement Charly concernant les passages brutaux entre intérieur et extérieur qui agressent littéralement les yeux.

La musique est assez paradoxale.

Elle est belle, planante et agréable à écouter… mais on a rapidement l’impression qu’il n’existe qu’un seul morceau durant tout le film. Il revient sans cesse, jusqu’à devenir extrêmement répétitif. Son principal mérite est finalement de servir d’anesthésiant pendant les deux heures de projection. Le problème, c’est qu’elle accompagne presque toutes les scènes, tant le film peine à proposer autre chose.

Voilà pour les qualités.

Passons maintenant aux choses sérieuses.

J’aimerais vraiment qu’une bonne âme interdise définitivement à Stephenie Meyer d’écrire de nouveaux romans.

Elle m’avait déjà laissé perplexe avec Twilight et ses vampires qui brillent au soleil. Ici, elle achève complètement de me convaincre avec un scénario qui accumule les clichés, les dialogues mièvres et les situations ridicules.

Comme dans Twilight, l’idée de départ n’était pourtant pas mauvaise. Mais elle est développée de façon tellement maladroite qu’elle finit par devenir involontairement risible.

Le principe de cette héroïne qui dialogue en permanence avec la voix de l’alien qui possède son corps fonctionne peut-être sur papier. Au cinéma, cela devient rapidement insupportable. La voix ne s’arrête jamais de parler et enchaîne les banalités pendant plus de deux heures.

Le triangle amoureux — voire le quatuor amoureux si l’on tient compte de cette fameuse voix intérieure — atteint des sommets de ridicule. Entre les sentiments qui changent selon que l’on parle de l’humaine ou de l’alien, les échanges amoureux destinés à provoquer des réactions et les scènes censées être romantiques, tout sonne faux.

Le film atteint même des sommets dans son final lorsque les proches de Mélanie semblent davantage attristés à l’idée de perdre l’alien que de retrouver leur propre sœur. Une réaction totalement absurde qui enlève le peu de crédibilité qu’il restait encore à l’histoire.

Le seul véritable moment où j’ai esquissé un sourire reste cette scène où un personnage reçoit deux gifles d’affilée. Une sorte de soupape de décompression au milieu de cette longue épreuve.

Les dialogues, eux, sont catastrophiques.

Impossible d’oublier ce fameux :
« Wanderer, c’est trop long… on va t’appeler Wanda. »

En version française, cela devient :
« Vagabonde, c’est trop long… on va t’appeler Gaby. »

Cherchez l’erreur…

J’attends désormais avec impatience le remake d’Un poisson nommé Gaby !

Même les sous-titres français semblent avoir été réalisés sans le moindre soin. Plusieurs répliques sont inutilement modifiées alors que la traduction littérale aurait parfaitement fonctionné.

Quant au casting, il ne parvient jamais à sauver l’ensemble. Les acteurs récitent leurs dialogues avec une solennité permanente qui rend chaque scène encore plus artificielle.

Je vais m’arrêter là.

Mais une chose est sûre : savoir qu’un deuxième tome existe suffit déjà à m’inquiéter. Et si jamais cette saga venait à suivre le même chemin que Twilight, je préfère ne même pas imaginer ce que Stephenie Meyer pourrait encore inventer…

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