Pauvre Richard
Les pour
- Une idée de départ intéressante
- Quelques scènes amusantes
- Elsa Lunghini s’en sort bien
- Quelques seconds rôles convaincants
Les contre
- Une intrigue trop longue
- Un casting globalement peu convaincant
- Une réalisation brouillonne
- Des effets de mise en scène ratés
- Une musique agaçante
- Un film qui manque de rythme
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Titre originalPauvre Richard
RéalisateurMalik Chibane
Casting principalFrédéric Diefenthal, Yvon Back, Elsa Lunghini, Théodore Atkine, Féodor Atkine
Durée1h30
Date de sortie en France30 janvier 2013
Je me demandais quand allait arriver ce moment… Celui où je tomberais enfin sur le premier véritable raté de l’année.
En 2012, cela avait été très rapide. Pour 2013, il aura fallu patienter un peu. Même si Lincoln ne m’avait pas totalement convaincu, Pauvre Richard devient, pour moi, le premier gros échec de cette nouvelle année.
Et c’est d’autant plus dommage que l’idée de départ était plutôt séduisante.
Le film raconte l’histoire d’un homme modeste que tout son village imagine être l’heureux gagnant du Loto. Persuadés qu’il est devenu millionnaire, les habitants vont progressivement tenter de profiter de lui.
Le point de départ est amusant et promet une jolie satire sociale.
Malheureusement, une fois cette bonne idée installée, tout le reste s’écroule.
Très rapidement, on a la désagréable impression d’assister à un film amateur tant de nombreux éléments semblent manquer de maîtrise.
Le casting constitue l’une des principales déceptions. À quelques exceptions près — Théodore Atkine, Jean-Michel Ribes, Agnès Soral et Elsa Lunghini, qui s’en sortent honorablement — la plupart des comédiens peinent véritablement à convaincre.
L’intrigue s’étire inutilement, le rythme devient rapidement pesant et la musique finit par devenir particulièrement envahissante.
La mise en scène n’arrange rien.
À plusieurs reprises, le réalisateur semble vouloir expérimenter différents effets de style qui tombent complètement à plat. Entre certains passages qui donnent l’impression de regarder un vieux clip tourné chez Conforama et d’autres où la caméra passe frénétiquement d’un acteur à l’autre au point d’en devenir presque fatigante, le résultat manque cruellement de cohérence.
Au final, seuls deux ou trois passages, la plupart du temps portés par Elsa Lunghini, parviennent réellement à décrocher quelques sourires.
Pour le reste, j’ai trouvé l’ensemble inférieur à un épisode moyen de Camping Paradis… et ce n’est vraiment pas un compliment.
Pauvre Richard est typiquement le genre de film que je conseillerais de regarder un après-midi à la télévision…
À condition toutefois qu’il n’y ait vraiment rien d’autre à voir. Même Questions pour un champion sur la chaîne d’en face pourrait finir par constituer une alternative tout aussi séduisante.
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