Twitter#MarthaMarcyMayMarlene
Titre VO
RéalisateurSean Durkin
ActeursElizabeth Olsen, John Hawkes, Sarah Paulson
Durée1H41
Date de sortie29 février 2012
Il y a des journées où le hasard fait curieusement les choses. En décidant d’enchaîner deux séances de cinéma, je ne m’attendais pas à découvrir deux films totalement différents… mais partageant exactement le même défaut : une fin frustrante.
Comme The Grey, Martha Marcy May Marlene s’achève de manière très brutale, sans véritable conclusion. Le générique tombe alors que l’on attend encore des réponses, laissant chacun imaginer ce qu’il advient de l’héroïne. Personnellement, cela m’a vraiment frustré. J’aurais aimé en savoir davantage, découvrir comment Martha allait réussir – ou non – à reprendre le contrôle de sa vie.
Le film raconte justement l’histoire de Martha, une jeune femme qui parvient à s’échapper d’une secte. Mais si elle retrouve sa liberté physique, son esprit, lui, reste prisonnier de l’emprise psychologique exercée par ce groupe. Entre souvenirs, paranoïa et réalité, elle peine peu à peu à distinguer ce qui est vrai de ce qui ne l’est plus.
C’est d’ailleurs là que réside toute la force du film. Sans chercher le spectaculaire, il montre avec beaucoup de justesse à quel point il peut être difficile de reconstruire sa vie après un tel conditionnement mental. Les séquelles psychologiques sont omniprésentes et rendent le personnage particulièrement touchant.
Enfin, le film vaut également le détour pour sa comédienne principale. Elizabeth Olsen, la petite sœur de Mary-Kate et Ashley Olsen, révèle ici tout son talent dans un rôle complexe et livre une prestation tout simplement remarquable.
Au final, malgré une conclusion qui m’a laissé sur ma faim, Martha Marcy May Marlene reste un film intelligent, prenant et porté par une actrice impressionnante. Rien que pour son interprétation, il mérite le détour.
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