Critique de Frankenweenie : le grand retour en forme de Tim Burton

Frankenweenie

8.5

Scénario

8.4/10

Casting

8.2/10

Réalisation

8.8/10

Les pour

  • Le retour en forme de Tim Burton
  • Un bel hommage aux classiques de la Hammer
  • Beaucoup d’autodérision
  • Une magnifique bande originale de Danny Elfman
  • Une conclusion touchante

Les contre

  • Quelques longueurs
  • Un final qui en fait parfois trop
  • Certaines blagues sont répétitives
  • Un design qui pourra lasser les habitués de Burton
Avis:

X#Frankenweenie #TimBurton #DannyElfman #CharlieTahan #WinonaRyder #MartinShort #CatherineOHara #MartinLandau #Disney #Animation #Cinema #Zickma

Titre originalFrankenweenie

RéalisateurTim Burton

Casting principal (voix VO)Charlie Tahan, Winona Ryder, Martin Short, Catherine O’Hara, Martin Landau

Durée1 h 27

Date de sortie en France31 octobre 2012

Autant le dire tout de suite : depuis Sleepy Hollow en 1999, je n’avais plus eu de véritable coup de cœur pour un film de Tim Burton.

Que ce soit le trop gentil Charlie et la Chocolaterie, le très décevant Sweeney Todd, la honte qu’est selon moi Alice au pays des merveilles ou, plus récemment, le très moyen Dark Shadows, le réalisateur ne m’avait plus réellement convaincu depuis longtemps.

Bien sûr, il y a eu quelques bonnes surprises comme Big Fish ou Les Noces funèbres, deux films sympathiques qui permettent de passer un bon moment, mais sans retrouver la magie de ses plus grandes œuvres.

Autant dire que je n’attendais pas particulièrement Frankenweenie.

Tout semblait pourtant annoncer une nouvelle déception. D’abord ce design très, voire trop burtonien, qui ne surprend plus vraiment et commence même à devenir lassant. Ensuite, le mauvais démarrage du film aux États-Unis, sans oublier des critiques plutôt mitigées.

Mais voilà… quand Tim Burton vient présenter son film à Paris, difficile de ne pas aller le découvrir.

C’est donc avec une certaine curiosité que je me suis retrouvé devant Frankenweenie et, contre toute attente, j’ai finalement passé un très bon moment.

Ce qui fonctionne le mieux ici, c’est sans doute l’humour, souvent très auto-dérisoire. Les personnages apparaissent comme de véritables caricatures de l’univers de Tim Burton et cela les rend finalement très amusants. Le personnage de la jeune fille et de son chat est, à ce titre, particulièrement réussi.

J’ai également beaucoup apprécié l’histoire, qui rappelle les grands classiques de la Hammer et nous replonge dans un cinéma fantastique d’une autre époque. À l’exception du récent La Dame en noir, ce type de film est devenu beaucoup trop rare.

En revanche, Tim Burton retombe parfois dans l’un de ses travers habituels : vouloir toujours en faire davantage.

La blague autour du « caca » fait sourire une ou deux fois, mais elle devient rapidement répétitive. Même constat pour le final qui part un peu dans tous les sens. J’ai vraiment eu le sentiment qu’il cherchait avant tout à prolonger artificiellement la conclusion alors qu’en s’arrêtant sur la scène du moulin suivie de la fin, beaucoup plus touchante, le film aurait gagné en émotion.

L’histoire souffre également de quelques longueurs et certains passages paraissent un peu vides.

Malgré cela, Frankenweenie constitue pour moi un vrai retour en forme de Tim Burton. Après plusieurs films qui m’avaient laissé sur ma faim, celui-ci me redonne envie de croire en son talent et d’espérer qu’il nous offrira bientôt un nouveau grand film.

Impossible également de ne pas saluer le superbe travail de Danny Elfman, qui signe ici l’une de ses plus belles bandes originales depuis Edward Scissorhands.

Reste une question : pourquoi un tel flop aux États-Unis ?

Ma théorie est assez simple. Le film est produit par Disney, une marque immédiatement associée au jeune public. Or, selon moi, Tim Burton n’a jamais réellement fait du cinéma pour les enfants. Ici, il n’y a ni chansons, ni couleurs éclatantes. Le film est en noir et blanc et son design très particulier risque même de rebuter les plus jeunes.

Au final, Frankenweenie est avant tout un film destiné aux adultes, et je ne suis pas certain que le public américain l’ait perçu de cette manière.

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