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Titre originalLe Crocodile du Botswanga
RéalisateursFabrice Eboué, Lionel Steketee
Casting principalThomas Ngijol, Fabrice Eboué, Claudia Tagbo, Ibrahim Koma, Franck de La Personne
Durée1h30
Date de sortie en France19 février 2014
On s’était déjà bien fendu la poire avec Case départ et, une fois encore, le duo Ngijol / Eboué récidive en proposant une comédie avec tous les atouts pour devenir un grand classique.
De l’humour en veux-tu en voilà, des situations totalement déjantées et surtout des personnages hauts en couleur : le film enchaîne les bonnes blagues à une vitesse folle et il est impossible de s’ennuyer une seconde. Sans avoir pris la peine de chronométrer, on doit frôler le gag toutes les deux minutes.
Et là où le film est fort, et où l’on ne peut que saluer le talent d’écriture de Fabrice Eboué, c’est qu’aucun gag ne tombe à plat. Ils sont tous hilarants, sans exception, et réussir un tel exploit est tout simplement dingue.
Il faut dire que l’on a eu ces dernières années des comédies drôles et sympathiques, mais qui avaient tendance à s’essouffler sur la durée. Pas de ça ici, et Le Crocodile du Botswanga est tout simplement la meilleure comédie française depuis… Case départ.
Je parlais de personnages hauts en couleur et je vous assure que l’on est servi. Si l’on retrouve en partie la petite bande de Case départ, les rôles sont suffisamment éloignés de ceux du premier film pour ne jamais avoir le sentiment de déjà-vu. Je pense notamment à Franck de La Personne qui, dans Case départ, incarnait un curé au pouvoir alors qu’ici il n’est que le bouffon du président.
L’un des plus gros ajouts au film est l’arrivée de Claudia Tagbo, totalement génialissime (et pourtant, je ne suis pas particulièrement fan de ses passages chez Arthur), qui fait preuve d’un humour incroyable. Chacune de ses apparitions est savoureuse et l’on s’amuse autant de ses looks que de ses mimiques.
Mais un film de Fabrice Eboué ne serait pas un film de Fabrice Eboué sans un fond intelligent, et il en est de même avec Le Crocodile du Botswanga, qui aborde tour à tour le sida, la déforestation et, bien entendu, la dictature. Mais comme dans Case départ, on n’a jamais l’impression de subir une leçon ou de tomber dans un côté moralisateur pénible. Non, les différents messages passent avec humour et toujours de façon intéressante et intelligente.
Enfin, je terminerai par parler d’Ibrahim Koma, que j’ai découvert dans La Cité rose et qui confirme ici qu’il est un excellent acteur à suivre. Drôle quand il doit l’être, touchant au bon moment, il propose une fois encore une performance sans faute. Vraiment un grand.
Vous l’aurez donc compris, Le Crocodile du Botswanga est une excellente comédie qui ose rire de beaucoup de choses (maladie, religion, dictature…) et comporte son lot de passages pouvant clairement devenir cultes.
Et puis quand toute une salle de cinéma rigole à en pleurer, ce n’est que bon signe !




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