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Titre originalLa valle dei sorrisi
RéalisateurPaolo Strippoli
Casting principalMichele Riondino, Giulio Feltri, Romana Maggiora Vergano, Paolo Pierobon, Roberto Citran
Durée1 H 58
Date de sortie en France2 septembre 2026
Sorti cette semaine, The Holy Boy est seulement le deuxième film distribué en salles par Grindhouse Paradise Pictures. Deux sorties qui commencent déjà à dessiner une ligne éditoriale particulièrement intéressante, tournée vers un cinéma de genre ambitieux et singulier.
Avec ce film italien, Paolo Strippoli ne fait pas les choses à moitié. Il mélange la religion, l’horreur et le drame, tout en abordant des sujets aussi forts que l’amour adolescent, le désir, la manipulation, la mort, la relation père-fils ou encore l’homosexualité. Sur le papier, il y avait largement de quoi penser que le réalisateur avait les yeux plus gros que le ventre et qu’il ne parviendrait jamais à tenir la distance.
Sauf que Paolo Strippoli se montre aussi doué à l’écriture qu’à la réalisation. Chaque sujet trouve intelligemment sa place et bénéficie de suffisamment de temps à l’écran pour être traité avec soin. Rien ne semble abandonné en cours de route ou simplement effleuré. Mieux encore, tous ces éléments s’emboîtent parfaitement pour former un ensemble aussi riche que cohérent.
Visuellement, le film est également une réussite. Paolo Strippoli compose de magnifiques images et installe une atmosphère pesante qui ne cesse de captiver. Malgré ses deux heures, The Holy Boy reste parfaitement rythmé et ne donne jamais l’impression de s’étirer inutilement.
Cette réussite repose également sur un casting particulièrement solide, à commencer par le jeune Giulio Feltri, aussi intriguant qu’effrayant lorsque le film le demande. Face à lui, Michele Riondino livre une très belle performance et parvient à rendre son personnage incroyablement attachant. Les seconds rôles ne sont pas en reste et viennent compléter une distribution particulièrement soignée.
Et l’horreur dans tout ça ? Elle reste longtemps subtile, jouant davantage sur l’angoisse et le suspense que sur des effets visuels trop classiques. Paolo Strippoli prend son temps, laisse le malaise s’installer… avant de totalement se lâcher durant la dernière demi-heure et de faire basculer son film dans une horreur bien plus frontale et visuelle.
C’est précisément cette montée en puissance qui permet à The Holy Boy de marquer les esprits. Un film aussi ambitieux que maîtrisé, qui captive et nous maintient accrochés du début à la fin. Et ça, cela devient suffisamment rare pour être souligné.
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