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Titre originalTerminator: Dark Fate
RéalisateurTim Miller
Casting principalArnold Schwarzenegger, Linda Hamilton, Mackenzie Davis, Natalia Reyes, Gabriel Luna
Durée2H09
Date de sortie en France23 octobre 2019
Les deux derniers Terminator étaient catastrophiques et James Cameron avait bien conscience de ceci, au point d’avoir décidé en tant que producteur de faire abstraction de ceux-ci pour donner une suite directe à son propre film Terminator 2 — d’autant que c’est tendance.

Mais James Cameron est très occupé sur sa saga Avatar, au point de délaisser clairement des aspects essentiels tels que le scénario et la cohérence de son univers.
Oui, ce nouvel opus de Terminator a de bonnes choses, mais aussi de très mauvaises, à commencer par son scénario qui, pour le coup, tient moins bien la route que le Terminator 3 original.

Le film débute ainsi avec une révélation choquante — que je ne vais pas spoiler ici — au potentiel incroyable, bien que frustrante, avant d’être gâchée par la suite.

Si la réalisation est nerveuse, propose un rythme effréné et que le casting s’en sort relativement bien, comme dit plus haut, c’est au niveau du scénario que le tout plante.
En effet, ce film démonte un à un les enjeux des deux premiers films pour proposer une sorte de remake de Terminator 2 version latino. Le film va alors accumuler les faux pas, comme par exemple le retour d’Arnold. Si l’évolution du personnage de Sarah Connor est cohérente, celle du T-800 est ridicule, incohérente et ce qu’est devenu ce dernier ne colle absolument pas avec la logique établie dans les deux premiers Terminator.

Du côté des Terminator, le personnage de Mackenzie Davis est très bien et ce d’autant que sa performance est plutôt réussie, là où Gabriel Luna n’est jamais effrayant en humain, n’a que très peu de charisme et n’est de fait absolument pas crédible en méchant de service. Que ce soit Arnold Schwarzenegger ou encore Robert Patrick, le T-1000, ceux-ci étaient froids, effrayants et représentaient une véritable menace même avec un visage humain, là où Gabriel Luna est limite risible.

À côté des défauts d’écriture et de Gabriel Luna, il reste un divertissement supérieur aux deux derniers films, avec le plaisir de revoir Linda Hamilton et de jolies promesses pour la suite, en cas de succès, grâce à Natalia Reyes qui joue plutôt bien.
Si seulement James Cameron avait pris plus de temps pour superviser le film que simplement jeter un regard et écrire deux lignes entre deux scènes de ses Avatar, cet opus aurait eu de plus belles choses à montrer.

P.S. : Pas de nouvelles chansons de Guns N’ Roses non plus !
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