Critique La vraie vie des profs
Les pour
- Audrey Fleurot convaincante
- Catherine Hosmalin apporte quelques vrais moments de comédie
- Enzo Vallejos-Celotto intéressant dans la première partie
Les contre
- Un scénario répétitif
- Des personnages extrêmement caricaturaux
- Un humour qui tombe souvent à plat
- De nombreux clichés
- Des choix narratifs jugés maladroits
- Une image des enfants qui ne convainc pas
X#LaVraieVieDesProfs #EmmanuelKlotz #AlbertPereiraLazaro #EmirSeghir #AudreyFleurot #CatherineHosmalin #KevAdams #VincentDesagnat #Comedie #Zickma
Titre originalLa vraie vie des profs
RéalisateursEmmanuel Klotz, Albert Pereira-Lazaro
Casting principalÉmir Seghir, Audrey Fleurot, Catherine Hosmalin, Kev Adams, Vincent Desagnat
Durée88 minutes
Date de sortie en France17 avril 2013
Voilà sans doute ce qui risque de rester comme l’un des pires films de 2013 tant tout ou presque m’a semblé raté.
Commençons par le personnage principal, Albert, interprété par Émir Seghir.
Rarement un personnage m’aura autant agacé. À chaque apparition, je n’avais qu’une envie : qu’il se taise. Entre son look volontairement excentrique, son célèbre chapeau, sa façon de parler et son attitude permanente, tout est fait pour en faire un adolescent insupportable… et le résultat fonctionne malheureusement un peu trop bien.
Le problème, c’est que le film semble ensuite vouloir nous faire croire qu’il s’agit d’un enfant parfaitement éduqué, ce qui rend l’ensemble assez incohérent. Plus le récit avance, plus son comportement devient difficile à accepter et je n’ai jamais réussi à m’attacher au personnage.
J’espère sincèrement que ce ressenti est uniquement dû à l’écriture du personnage et aux choix de mise en scène, car il serait injuste de le reporter sur le jeune acteur lui-même.
D’ailleurs, je penche davantage vers cette explication. Car Émir Seghir est loin d’être le seul à souffrir d’un personnage caricatural. Une bonne partie de la distribution semble enfermée dans des rôles outranciers et l’on se demande parfois ce qui a motivé certains comédiens à participer à un tel projet, en dehors du plaisir de tourner ou de l’opportunité du rôle.
Heureusement, Catherine Hosmalin et Audrey Fleurot parviennent à tirer leur épingle du jeu. Toutes deux réussissent à être drôles sans tomber dans la caricature permanente.
Vient ensuite le scénario, qui est à mes yeux le principal problème du film.
Plusieurs choix narratifs m’ont profondément dérangé. Certaines situations impliquant les enfants m’ont paru inutilement provocatrices et maladroites dans leur manière d’être amenées. J’ai notamment eu beaucoup de mal avec la séquence se déroulant dans un bar gay ainsi qu’avec l’évolution de certains personnages, qui m’a semblé davantage guidée par la volonté de provoquer que par une réelle cohérence scénaristique.
Le personnage de Mousse, interprété par Enzo Vallejos-Celotto, en est d’ailleurs le meilleur exemple. Au début du film, il apporte une vraie fraîcheur et se révèle sans doute le jeune acteur le plus convaincant de la distribution. Puis le scénario prend une direction qui, selon moi, dessert totalement son personnage. À partir de ce moment-là, il perd toute crédibilité et son évolution m’a laissé très perplexe.
Plus globalement, j’ai trouvé que le film donnait une image des enfants particulièrement caricaturale. Entre certains comportements, plusieurs personnages volontairement outrés et des situations qui cherchent constamment à provoquer, j’ai eu beaucoup de mal à adhérer à l’ensemble.
Une fois ces éléments mis de côté — ce qui est loin d’être évident —, il reste un scénario très répétitif et finalement assez peu drôle.
Je ne m’attarderai pas non plus sur les nombreux clichés qui jalonnent le film. Entre la représentation des cités, l’utilisation systématique du rap dès qu’il est question de banlieue ou encore certains personnages secondaires très stéréotypés, La vraie vie des profs accumule les raccourcis sans jamais réellement chercher à les dépasser.
Au final, j’ai trouvé ce film particulièrement mauvais, autant par son humour que par les messages et les images qu’il véhicule.
P.S. : La bande originale est signée Faf Larage…
Tout est dit.
Soyez le premier à commenter