La Grande Boucle
Les pour
- Clovis Cornillac très convaincant
- Bouli Lanners et Bruno Lochet remarquables
- Un magnifique message sur le dépassement de soi
- Beaucoup d’émotion
- Des apparitions surprises réussies
- Nelson Monfort irrésistible
Les contre
- Ary Abittan un peu caricatural au début
- Quelques facilités scénaristiques
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Titre originalLa Grande Boucle
RéalisateurLaurent Tuel
Casting principalClovis Cornillac, Bouli Lanners, Ary Abittan, Bruno Lochet, Élodie Bouchez
Durée1h38
Date de sortie en France12 juin 2013
Avis de #Chris
Pendant plusieurs semaines, Clovis Cornillac partageait sur Twitter les kilomètres parcourus, les paysages découverts et sa préparation pour le tournage. Aujourd’hui, le résultat arrive enfin sur grand écran.
Faut-il aimer le vélo pour apprécier La Grande Boucle ?
Absolument pas.
Comme plusieurs films sortis ces dernières années, celui-ci parle avant tout de dépassement de soi, de rêve et de la volonté d’aller jusqu’au bout de son objectif. Et cela fonctionne remarquablement bien.
Par certains aspects, le film rappelle même Forrest Gump. Ici, le héros ne traverse pas les États-Unis en courant, mais décide de parcourir le Tour de France à vélo. Petit à petit, des inconnus viennent l’encourager, pédaler avec lui et l’aider dans son aventure. Impossible de ne pas penser à ces histoires où tout le monde finit par soutenir l’outsider, celui auquel personne ne croyait vraiment. Ce n’est sans doute pas un hasard si l’on entend à un moment la célèbre musique de Rocky, autre immense symbole du dépassement de soi.
Le casting est tout simplement excellent.
Bouli Lanners et Bruno Lochet impressionnent une nouvelle fois. Tous deux possèdent cette capacité rare à émouvoir avec très peu : un regard, quelques mots ou une simple intonation suffisent. Ce sont vraiment deux acteurs formidables.
Clovis Cornillac est, lui aussi, totalement convaincant. On croit immédiatement à son personnage, à sa détermination et à sa rage d’aller jusqu’au bout. Très vite, on n’a qu’une envie : monter sur un vélo pour l’accompagner.
J’ai également pris beaucoup de plaisir à retrouver Élodie Bouchez.
Concernant Ary Abittan, ceux qui me suivent savent que je ne suis habituellement pas un grand fan de ce qu’il propose à la télévision. J’ai souvent le sentiment qu’il en fait trop, toujours avec le même accent et la même énergie.
Pourtant, au cinéma, cela fonctionne généralement beaucoup mieux. Je l’avais déjà apprécié dans Chimpanzés, Vive la France ou encore Dépression et des potes.
Ici, j’ai tout de même eu un petit moment d’inquiétude lorsqu’il apparaît en Italien. Les premières scènes tombent un peu trop dans la caricature. Heureusement, son personnage gagne progressivement en épaisseur et devient finalement bien plus intéressant. Dommage qu’il faille attendre la fin du film pour cela.
J’aimerais vraiment voir Ary Abittan dans un grand rôle dramatique. Je suis persuadé qu’il aurait beaucoup à montrer loin de son image de comique.
Enfin, le film réserve de nombreuses apparitions surprises particulièrement sympathiques, sans oublier un Nelson Monfort complètement déjanté et absolument hilarant.
Au final, La Grande Boucle enchaîne les très bons moments et permet de passer un excellent instant de cinéma.
Avis de #CinéScrat
Voilà exactement le genre de film que j’aime.
Avant de me passionner pour le cinéma, je rêvais de devenir coureur cycliste et de participer au Tour de France. Les rêves changent, mais ma passion pour ce sport est restée intacte. Alors lorsqu’un film lui est consacré, je fonce sans hésiter.
Et cette fois, c’est un véritable coup de cœur.
Christophe a déjà parfaitement résumé les qualités du film, je ne vais donc pas les répéter mais plutôt les compléter.
En sortant de la salle, j’ai immédiatement pensé à Le Fils à Jo de Philippe Guillard. On retrouve dans ces deux films la même émotion, le même mélange entre défi sportif et relation familiale compliquée, notamment entre un père et son fils.
L’histoire fonctionne très bien, mais ce sont surtout les acteurs qui lui donnent toute sa force.
Clovis Cornillac s’est énormément investi physiquement pour préparer ce rôle et cela se ressent à chaque instant. Il est crédible aussi bien en dehors du vélo que sur la selle.
Comme Christophe, je suis toujours aussi admiratif de Bouli Lanners et Bruno Lochet, deux acteurs qui ne déçoivent pratiquement jamais, même dans des rôles secondaires.
J’ai également beaucoup apprécié les nombreuses apparitions surprises disséminées tout au long du film.
Il n’est absolument pas nécessaire d’être passionné de cyclisme pour apprécier La Grande Boucle. Les amateurs retrouveront simplement quelques clins d’œil supplémentaires, mais le message du film parlera à tout le monde.
C’est d’ailleurs un film que j’aimerais voir montré dans les écoles de cyclisme… mais aussi à tous les jeunes sportifs tant la morale qui s’en dégage est positive.
Enfin, cette projection avait pour moi une saveur toute particulière. Je l’ai découverte en compagnie du club cycliste de ma ville d’origine, dont plusieurs membres — notamment les six enfants visibles lors du générique de fin — ont participé au tournage comme figurants. Voir les couleurs de sa ville apparaître sur grand écran et assister aux réactions émerveillées des enfants lorsqu’ils se sont reconnus restera un très beau souvenir.







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