La Belle et la Bête : Christophe Gans signe un écrin magnifique au service d’un scénario décevant

La Belle et la Bête

6.4

Scénario

3.8/10

Casting

4.2/10

Réalisation

9.5/10

Bande originale

8.2/10

Les pour

  • Une réalisation visuellement magnifique.
  • Des décors et costumes somptueux.
  • Christophe Gans confirme son immense talent de metteur en scène.
  • Une musique qui accompagne parfaitement l’univers.

Les contre

  • Un scénario beaucoup trop étiré.
  • Une histoire d’amour peu crédible.
  • Un casting qui manque d’émotion.
  • Une Belle qui ne convainc jamais.
  • Des antagonistes oubliables.
  • Un final particulièrement décevant.
Avis:

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Titre originalLa Belle et la Bête

RéalisateurChristophe Gans

Casting principalVincent Cassel, Léa Seydoux, André Dussollier, Eduardo Noriega, Myriam Charleins, Audrey Lamy, Sara Giraudeau

Durée1h52

Date de sortie en France12 février 2014

Christophe Gans a sans doute eu les yeux plus gros que le ventre en s’attaquant à un monument aussi populaire que La Belle et la Bête.

Car s’il démontre une nouvelle fois tout son talent derrière la caméra, il se retrouve malheureusement desservi par un scénario particulièrement faible et un casting qui ne parvient jamais à transmettre l’émotion que réclame une telle histoire.

Commençons justement par le principal problème : Léa Seydoux.

Plus le film avance, plus je reste convaincu qu’elle constitue la plus grosse erreur de casting de cette adaptation. Son personnage manque cruellement d’émotion et je ne suis jamais parvenu à croire à Belle. Son interprétation me paraît constamment froide et incapable de transmettre les sentiments que demande pourtant le récit.

Je sais que cet avis ne fera pas l’unanimité, mais je n’ai jamais réussi à m’attacher à son personnage.

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Face à elle, Vincent Cassel s’en sort plus honorablement.

Sa Bête reste convaincante visuellement, mais elle manque paradoxalement… de bestialité. Sa voix demeure beaucoup trop douce, son interprétation trop linéaire et jamais véritablement intimidante. On est loin de ressentir la peur, la compassion ou la fascination que ce personnage devrait naturellement inspirer.

Le problème est que cette faiblesse rejaillit directement sur l’histoire d’amour.

La Bête tombe amoureux de Belle en quelques instants seulement, tandis que Belle semble succomber tout aussi rapidement après l’avoir vu… manger un sanglier.

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Autant dire que je n’ai jamais cru une seule seconde à cette romance.

L’alchimie entre les deux personnages est quasiment inexistante.

Et lorsque Belle finit par déclarer son amour, j’ai surtout eu l’impression que le scénario me demandait d’y croire sans jamais avoir pris le temps de construire cette relation. À ce niveau-là, le classique de Disney, pourtant plus court, développait infiniment mieux cette évolution.

Le reste du casting ne relève malheureusement pas vraiment le niveau.

Audrey Lamy peine à convaincre dans un rôle censé représenter une jeune femme beaucoup plus jeune qu’elle, tandis que son personnage enchaîne les grimaces au point d’évoquer parfois une version médiévale de Scènes de ménages.

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Même André Dussollier, pourtant immense acteur, paraît étonnamment en retrait. Son personnage ne dégage ni la tendresse ni la profondeur que l’on pouvait attendre d’un père prêt à tout pour ses enfants.

À côté de cela, le scénario multiplie également les problèmes.

Le début du film s’étire inutilement autour de personnages secondaires et de conflits familiaux dont on finit rapidement par se désintéresser. Cette première partie donne surtout l’impression d’avoir été rallongée artificiellement afin d’atteindre près de deux heures.

Et que dire du final…

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L’arrivée soudaine des géants paraît totalement sortie de nulle part et les antagonistes sont expédiés en quelques minutes seulement. Là encore, la comparaison avec Disney est difficile à éviter : tout le monde se souvient de Gaston. Quelques heures après la projection, j’étais déjà incapable de me rappeler le nom du principal méchant de cette version.

Heureusement, tout n’est pas à jeter.

Car une fois encore, donnez une caméra à Christophe Gans et il vous offrira des images magnifiques.

Visuellement, le film est superbe.

Les décors sont splendides, les costumes somptueux, les effets visuels très réussis et certains ralentis sont absolument magnifiques. Que l’on apprécie ou non ce style de mise en scène, il est difficile de nier le savoir-faire du réalisateur.

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La musique accompagne également parfaitement cet univers, même si elle ne laisse pas un souvenir impérissable.

Je regrette simplement quelques choix de mise en scène assez artificiels, notamment cette volonté de cacher inutilement certains visages alors que le spectateur comprend immédiatement de qui il s’agit. Ce faux suspense tombe complètement à plat.

Au final, La Belle et la Bête constitue probablement le premier véritable faux pas de Christophe Gans.

Un réalisateur dont j’admire énormément le travail et que j’espère retrouver très vite sur une œuvre originale, où son immense talent visuel pourra pleinement s’exprimer sans être freiné par un scénario aussi maladroit.

1 Commentaire

  1. « La Belle et la Bête », avec Léa Seydoux et Vincent Cassel, sorti au cinéma, en 2014, enchante toujours autant, mes jours et mes nuits…

    Un château étrange, terriblement romanesque, où le passé règle ses comptes…au présent !
    Magique, somptueux et intemporel, ce film-conte, unique en son genre, ravira petits et grands.

    L’émotion est partout, dans chaque rose du film, et les deux histoires, qui en fait, sont la même, nous font voyager en musique, en danse, et en rêve.

    Un chef d’œuvre : inoubliable !

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