Critique de Kedi – Des chats et des hommes : Istanbul à hauteur de félin

Kedi – Des chats et des hommes

8.3

Scénario

8.2/10

Casting

8.3/10

Réalisation

8.5/10

Les pour

  • Le regard à hauteur des chats
  • Une vision originale d'Istanbul
  • Les histoires sélectionnées
  • Les agréables sonorités turques

Les contre

  • Aucun défaut majeur souligné dans la critique

X#Kedi #KediDesChatsEtDesHommes #CeydaTorun #Istanbul #Chats #Documentaire

Titre originalKedi

RéalisatriceCeyda Torun

Casting principalAucun

Durée1H20

Date de sortie en France27 décembre 2017

Après le génériqueOui, restez — Voir la scène →

Aujourd'hui, quand on parle de chats, on pense directement aux vidéos amusantes sur Facebook et Twitter, mais il existe encore un endroit où les matous règnent en maîtres absolus et où leur importance est très forte. Ce lieu, c'est Istanbul.

En effet, la ville d'Istanbul est peuplée de milliers de chats vagabondant dans les rues et, si les hommes sont là, ils ont dû apprendre à vivre avec ceux-ci, à les respecter, à les aider et, pour certains habitants, à voir en eux leur force.

Véritables dieux pour certains, ces chats font parfois le quotidien de la population qui s'adapte en conséquence. Ainsi, certains vont créer des refuges, prévoir des box à eau exprès pour eux, ne pas hésiter à partager un repas alors qu'ils se trouvent à une terrasse de café ou encore les utiliser de manière médicinale.

Ce film montre ainsi comment une population aussi importante que celle d'Istanbul se comporte différemment vis-à-vis d'un seul être en comparaison avec le reste du monde. Comment en sont-ils arrivés à considérer comme « sacré » un animal parfois totalement délaissé comme en Asie ? Véritable miroir sur Istanbul au travers des yeux des chats, la réalisatrice s'intéresse ainsi à l'animal, mais aussi à l'homme via un angle original.

Se concentrant sur sept chats, alors que 39 histoires ont été nécessaires pour en retenir les plus pertinentes, Ceyda Torun prend le parti de nous offrir le regard animal en filmant à hauteur des chats, et ce grâce à des caméras parfois placées sur une voiture téléguidée, mais jamais perceptible dans le film. Cela offre ainsi une vision du monde, et plus particulièrement d'Istanbul, unique et inédite.

Le tout est proposé avec le support d'une très agréable bande originale aux sonorités turques, bien évidemment.

À la fois un documentaire intéressant pour les amateurs de chats, mais aussi pour ceux soucieux de découvrir une autre façon de vivre avec ceux-ci.

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