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Titre originalJuste la fin du monde
RéalisateurXavier Dolan
Casting principalGaspard Ulliel, Vincent Cassel, Nathalie Baye, Marion Cotillard, Léa Seydoux
Durée1H39
Date de sortie en France21 septembre 2016
Il y a des films où on ne ressent presque rien, et puis il y a des perles comme Juste la fin du monde qui t'accrochent du début à la fin avec pas grand-chose. Un pas grand-chose qui est magnifiquement mis en scène. Un pas grand-chose qui te fout une émotion presque sortie de nulle part. On s'identifie aux personnages, ou pas forcément, mais en tout cas chacun d'eux nous parle. Parce qu'au fond, on a tous vécu ça. Les réunions familiales où on ne trouve pas toujours sa place. Où on a envie de dire des choses, mais qu'on se retient par amour pour ses proches. Puis il y a des moments où l'on craque et tout retombe pour finalement très vite oublier le dérapage. La vie continue.
Pour donner vie à cette histoire où Louis vient retrouver sa famille après 12 ans de séparation, on a droit à un casting éblouissant. Éblouissant car ce dernier est transformé dans ce film autant que le spectateur le sera en sortant de la projection de celui-ci. Dans Juste la fin du monde, Xavier Dolan nous plonge dans une ambiance pesante où on ne peut que ressentir le malaise du personnage principal grâce à la mise en scène qu'il nous offre et à la direction d'acteurs qu'il maîtrise à la perfection.
Gaspard Ulliel interprète avec brio le rôle de Louis. On est touché par cet homme fragile qui n'arrive pas à trouver le bon moment pour avouer à ses proches son lourd secret.
On a ensuite Catherine, l'outsider, celle qui rencontre Louis pour la première fois et qui nous provoque une émotion dès son premier mot, voire son premier regard. Une émotion forte car Marion Cotillard apporte avec ce rôle une forme d'interprétation qu'on ne lui connaissait pas.

Puis il y a Vincent Cassel qui, lui, cache bien son jeu. Au début, on se dit qu'une fois encore on lui a proposé le rôle du gars qui râle tout le temps, casse l'ambiance et qu'on n'aimerait pas avoir parmi nos invités. Mais ceci cache en réalité une fine coquille qui ne demande qu'à exploser pour libérer enfin son désir intérieur d'être entendu.
Léa Seydoux, quant à elle, campe la petite sœur qui ne garde pas la langue dans sa poche, mais qui est frappée également par un mal-être profond et l'actrice a su, par son jeu, le montrer.
Pour finir, Nathalie Baye, dans le rôle de la mère, est sublime. Que dire de plus.
C'est certain, on n'est pas toujours fan du travail de Xavier Dolan, mais là, on ne peut pas lutter. Juste la fin du monde est juste magnifique et les mots nous manquent pour exprimer ce qu'on peut ressentir à la fin du film. Alors un seul conseil : tentez l'expérience, vous ne devriez pas en ressortir innocent.
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