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Titre originalGrace of Monaco
RéalisateurOlivier Dahan
Casting principalNicole Kidman, Tim Roth, Frank Langella
Durée1h42
Date de sortie en France14 mai 2014
Fenêtre sur cour fait partie de mes films préférés. Je suis également un immense admirateur de Nicole Kidman et je voue un véritable culte à la beauté intemporelle de Grace Kelly. Autant dire qu’un film consacré à sa vie, porté par Nicole Kidman, avait absolument tout pour me faire rêver.
Qu’on se le dise immédiatement : le film possède de nombreuses qualités… mais également un énorme défaut.
Son réalisateur.
L’histoire est passionnante et le scénario fonctionne plutôt bien. Si l’on connaît mal cette période des relations entre Monaco et la France, le film se révèle particulièrement intéressant et permet de découvrir une facette plus intime de la princesse Grace.
Nicole Kidman est, comme très souvent, irréprochable. Elle porte littéralement le film sur ses épaules et livre une prestation d’une grande élégance qui constitue un très bel hommage à Grace Kelly.
La musique accompagne parfaitement le récit et les décors sont absolument somptueux.
Malheureusement, Olivier Dahan cherche constamment à réaliser un film « à l’américaine » et passe totalement à côté de ce qui faisait justement la singularité de son sujet.
Comment peut-on consacrer un film à l’une des femmes les plus glamour de l’histoire du cinéma, interprétée par une actrice aussi fascinante que Nicole Kidman, sans jamais réussir à créer la moindre sensation de glamour, de sensualité ou de fascination ?
C’est précisément là que réside, à mes yeux, le plus grand échec du film.
Le réalisateur va même jusqu’à reprendre certains cadrages emblématiques d’Alfred Hitchcock, en insistant notamment sur le regard de Nicole Kidman comme Hitchcock savait si brillamment le faire avec Grace Kelly. Sauf qu’Hitchcock utilisait ce procédé avec parcimonie, donnant à chaque plan une force presque poétique. Ici, Olivier Dahan répète le procédé plusieurs fois, comme s’il voulait absolument attirer notre attention dessus.
Et cela ne fonctionne jamais.
N’est pas Hitchcock qui veut.
C’est d’autant plus frustrant qu’Olivier Dahan disposait d’un matériau exceptionnel. Pourtant, je suis ressorti de la salle sans avoir ressenti cette fascination que provoquent encore aujourd’hui Fenêtre sur cour ou Le Crime était presque parfait. Après chacun de ces films, je reste toujours émerveillé par la manière dont Hitchcock sublimait Grace Kelly.
Ici, jamais Olivier Dahan ne parvient à magnifier Nicole Kidman ni à rendre son personnage véritablement fascinant.
Même lorsque Grace Kelly assume pleinement son rôle de princesse et apparaît dans ses plus belles robes, la caméra reste souvent distante, les plans s’éternisent et manquent totalement de romantisme. Là où un autre réalisateur aurait probablement cherché à mettre en valeur toute la grâce et l’élégance de son actrice, Olivier Dahan se contente d’une mise en scène beaucoup trop froide.
Et c’est finalement ce qui résume parfaitement mon sentiment.
Grace Kelly et Nicole Kidman sont deux femmes d’une beauté exceptionnelle.
Pourtant, Olivier Dahan ne parvient jamais à nous faire rêver.




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