Critique de Gazer : un premier thriller ambitieux mais trop confus

Gazer

7.9

Scénario

7.2/10

Casting

8.4/10

Réalisation

8.1/10

Les pour

  • Une ambiance pesante réussie
  • Un concept intéressant
  • Ariella Mastroianni excellente
  • Une vraie ambition pour un premier film
  • Une belle photographie malgré le faible budget
  • Un twist bien amené

Les contre

  • Beaucoup trop de longueurs
  • Des flashbacks envahissants
  • Un scénario parfois confus
  • Plusieurs scènes inutiles
  • Une fin un peu trop ouverte

X#Gazer #RyanJSloan #AriellaMastroianni #JackAlberts #ReneeGagner

Titre originalGazer

RéalisateurRyan J. Sloan

Casting principalAriella Mastroianni, Jack Alberts, Renee Gagner

Durée1h54

Date de sortie en France23 avril 2025

Premier long métrage de Ryan J. Sloan, Gazer affiche un pitch qui rappelle immédiatement Memento de Christopher Nolan. Heureusement, le film prend rapidement sa propre direction et ne tombe jamais dans la simple copie.

Autoproduit et tourné en pellicule durant deux ans, essentiellement les week-ends, le film témoigne d’une véritable ambition. Peut-être même un peu trop. Avec près de deux heures au compteur, le récit souffre d’un rythme excessivement lent qui finit par peser sur l’ensemble.

Pourtant, Ryan J. Sloan ne manque pas d’idées. Son atmosphère pesante fonctionne très bien et le twist final, sans être révolutionnaire, est intelligemment amené. Le problème vient surtout des nombreux flashbacks et séquences oniriques qui deviennent progressivement de plus en plus difficiles à suivre.

Une longue scène située au milieu du film casse même totalement le rythme et laisse le spectateur s’interroger sur sa véritable utilité. Heureusement, Gazer parvient ensuite à retrouver son fil conducteur pour offrir une dernière partie plus prenante.

Malgré cette ambiance réussie et un suspense qui fonctionne par moments, le scénario emprunte trop de chemins de traverse. Les scènes s’étirent inutilement et les nombreux retours en arrière ralentissent considérablement le récit. S’ils servent le propos, ils apportent également une étrangeté qui finit parfois par brouiller la compréhension, laissant plusieurs interrogations sans véritable réponse.

Au casting, Ariella Mastroianni, également co-scénariste, impressionne dans un rôle particulièrement exigeant et constitue une très belle découverte. La photographie, malgré un budget limité, propose plusieurs plans particulièrement soignés.

Au final, Ryan J. Sloan démontre un vrai potentiel pour un premier film. Avec un montage plus resserré, moins de flashbacks et une conclusion un peu moins ouverte, Gazer aurait sans doute gagné en efficacité et en intensité.

Soyez le premier à commenter

Laissez nous un commentaire