Critique de Fastlife – Thomas Ngijol signe une nouvelle comédie irrésistible

Une excellente comédie

Fastlife

9

Scénario

8.6/10

Casting

9.5/10

Réalisation

9.0/10
Avis:

X#Fastlife #ThomasNgijol #KaroleRocher #JulienBoisselier #OlivierMarchal @CEfilmfestival @EuropaCorp @ThomasngijolV

Titre originalFastlife

RéalisateurThomas Ngijol

Casting principalThomas Ngijol, Karole Rocher, Julien Boisselier, Olivier Marchal

Durée1h31

Date de sortie en France16 juillet 2014

Dire que j’attendais le nouveau film de Thomas Ngijol est presque un euphémisme.

Après Case départ et Le Crocodile du Botswanga, il était parvenu à mettre tout le monde d’accord. Restait à savoir si, cette fois, il réussirait à confirmer tout seul derrière la caméra, sans son complice Fabrice Éboué.

La réponse est simple.

Oui.

Oui.

Et une troisième fois… oui !

Moins trash que ses précédents films, Fastlife ne perd pourtant rien de ce qui fait la force de Thomas Ngijol. On retrouve une nouvelle fois une excellente comédie portée par des personnages aussi drôles qu’attachants, véritable marque de fabrique du réalisateur.

Au centre de l’histoire se trouve Franklin, un loser magnifique, totalement imbu de sa personne mais en même temps profondément naïf et attachant. Thomas Ngijol est une nouvelle fois excellent dans ce registre du grand enfant incapable de grandir.

Même si j’ai désormais très envie de le découvrir dans un registre dramatique — tant je suis convaincu qu’il y serait tout aussi crédible — j’espère sincèrement qu’il ne délaissera jamais la comédie. Le cinéma français serait franchement plus triste sans son humour et son sens du rythme.

Et même lorsque l’on pense avoir compris toutes les mécaniques du personnage, il trouve encore le moyen de nous surprendre.

Mais celui qui vole littéralement le film reste Olivier Marchal.

Je ne crois pas l’avoir déjà vu aussi drôle. Chacune de ses apparitions déclenche les rires et il semble prendre un plaisir communicatif à casser son image habituelle. À plusieurs reprises, il réussit même à éclipser tous les autres acteurs présents à l’écran.

Il est absolument irrésistible.

Julien Boisselier livre, lui aussi, une prestation solide. On retrouve le comédien que l’on connaît déjà, toujours aussi juste. Et après tout, lorsqu’une formule fonctionne, pourquoi vouloir absolument la changer ?

Je retiendrai également Karole Rocher, qui constitue une véritable découverte pour moi. Elle se montre aussi touchante que drôle et apporte énormément de fraîcheur à son personnage. Quand je pense qu’elle tourne au cinéma depuis la fin des années 1990 et que je la découvre seulement aujourd’hui… quel temps perdu !

Du côté des dialogues, les gags s’enchaînent pratiquement sans interruption. Seules une ou deux scènes m’ont semblé un peu moins utiles et un retour un peu plus précoce de Franklin au Cameroun aurait sans doute apporté encore un petit supplément.

Mais ce sont vraiment des détails.

Dans son ensemble, Fastlife est une très belle réussite qui devrait faire rire un très large public.

Et cela va sans dire.

2 Rétroliens / Pings

  1. Fast Life: avant-première | Zickma
  2. Fast Life: En tournée – Zickma

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