Critique de Dracula : aux origines d’un monstre culte du cinéma

Dracula

6.4

Scénario

8.5/10

Casting

5.5/10

Réalisation

6.5/10

Bande originale

5.0/10

Les pour

  • Dwight Frye est effrayant
  • Dwight Frye impressionnant en Renfield
  • l'ambiance sombre et oppressante
  • certains effets spéciaux tiennent encore la route

Les contre

  • A bien vieillit quand même
  • Bela Lugosi fait le minimum
  • un casting inégal
  • le film a parfois mal vieilli

X#Dracula #TodBrowning #BelaLugosi #HelenChandler #DavidManners #DwightFrye #UniversalMonsters #Horreur

Titre originalDracula

RéalisateurTod Browning

Casting principalBela Lugosi, Helen Chandler, David Manners, Dwight Frye

Durée1H15

Date de sortie en France22 janvier 1932

Dracula est aujourd'hui connu de tous et on ne compte plus les adaptations réussies comme loupées de l'œuvre signée Bram Stoker.

Pourtant, nous sommes peu à avoir découvert le film original de 1931 (après Nosferatu) proposé par Universal.

Considéré comme faisant partie de l'âge d'or d'Universal, Dracula est un des « Classic Monsters », à savoir ce groupe de monstres cultes du cinéma tels que La Momie, La Créature du lac, Frankenstein ou encore L'Homme invisible.

Proposés ensemble dans un coffret Blu-ray il y a quelques années maintenant, il était temps de vous en parler un peu et notamment de ce Dracula qui existe en deux versions. En effet, le film a été tourné avec une équipe en anglais et une équipe en espagnol. Comme expliqué en introduction du film, les acteurs américains jouaient le jour et laissaient les repères sur le sol pour que les acteurs espagnols jouent la nuit exactement les mêmes scènes. Petit avantage pour la version espagnole : ils pouvaient voir les rushes de l'équipe américaine avant de tourner et dès lors améliorer ce qui, selon eux, n'allait pas. Et des améliorations, il y en a, si bien que regarder les deux versions est intéressant.

Concernant Dracula (version en anglais), le film a évidemment vieilli (pas toujours en bien) et, si certains effets spéciaux tiennent encore la route, c'est plus le jeu de Bela Lugosi qui, aujourd'hui, fait pâle figure. En effet, l'acteur fait le minimum en Dracula et surtout se fait éclipser par Dwight Frye, totalement fou et effrayant en Renfield. L'acteur, pourtant second rôle dans l'histoire, marque les esprits par son sourire étrange et fait véritablement froid dans le dos. On en vient à se dire qu'il aurait été un parfait Joker dans l'univers Batman.

Le reste du casting varie entre bien et moyen (certains surjouent à fond, mais c'était ainsi à l'époque). La réalisation est assez fluide, d'autant que le film est très court. Ce Dracula n'essaye pas de chercher de longues explications et va directement à l'essentiel sans perdre de temps.

L'ambiance sombre de Londres est respectée et oppressante, offrant au film une bien belle atmosphère générale.

Musicalement, c'est le minimum syndical, mais cela reste cohérent avec le film.

Ce Dracula n'est pas (ou plus) le grand film que l'on regardera encore et encore, mais mérite le détour pour comparer le travail de deux équipes et aussi pour remonter aux origines du monstre culte du cinéma. Puis, en se remettant dans le contexte de l'époque, on peut comprendre qu'il soit effrayant.

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