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Titre originalDivin Enfant
RéalisateurOlivier Doran
Casting principalSami Bouajila, Émilie Dequenne, Géraldine Pailhas, Guillaume de Tonquédec, Linh-Dan Pham, Pascal Demolon, Natacha Lindinger, Marco Prince
Durée1h25
Date de sortie en France15 janvier 2014
Divin Enfant fait partie de ces films que j’aime appeler des « films de casting ». Non pas parce que le scénario serait secondaire, mais parce que toute la réussite du long-métrage repose sur la qualité de ses interprètes. Et de ce côté-là, Olivier Doran ne s’est clairement pas trompé.
Le film s’inscrit dans la plus pure tradition du vaudeville français. Les quiproquos, les dialogues qui fusent, les portes qui s’ouvrent au mauvais moment et les situations absurdes s’enchaînent avec un rythme particulièrement efficace. On sent d’ailleurs très rapidement les origines théâtrales de cette mécanique comique, sans que cela ne devienne un défaut.
Au contraire, cette construction apporte une véritable énergie à l’ensemble.
Sami Bouajila et Émilie Dequenne sont tous les deux excellents. Ils s’amusent visiblement avec leurs personnages et trouvent un très bon équilibre entre fantaisie et crédibilité. Leur complicité contribue largement au plaisir que procure le film.
Mais avec une distribution aussi riche, certains seconds rôles parviennent naturellement à voler la vedette.
La véritable révélation du film est sans conteste Linh-Dan Pham. À chacune de ses apparitions, elle déclenche le rire avec une facilité déconcertante. Son sens du timing et sa manière de lancer les répliques les plus acerbes avec un calme presque désarmant rendent chacune de ses scènes particulièrement savoureuses.
C’est typiquement le genre de personnage secondaire qui finit par marquer durablement le spectateur.
Le film ne cherche jamais à révolutionner la comédie française, et ce n’est d’ailleurs absolument pas son ambition.
Il propose simplement une comédie de boulevard moderne, efficace et parfaitement rythmée. Le principal mérite d’Olivier Doran est d’avoir conservé tout ce qui fait le charme des grandes comédies « à l’ancienne » sans jamais tomber dans le piège du film poussiéreux ou dépassé.
Le rythme reste soutenu du début à la fin, les rares moments plus calmes permettent au contraire de mieux relancer les situations comiques, et l’on ne ressent pratiquement aucun temps mort pendant les 1h25.
Au final, Divin Enfant est exactement le genre de film qu’il faut aller voir avec une seule envie : passer un excellent moment.
Sans prétendre réinventer la comédie française, il remplit parfaitement sa mission grâce à une écriture efficace et surtout un casting qui prend un plaisir communicatif à jouer ensemble.
Bonus : retrouvez également nos photos de l’avant-première parisienne en présence de l’équipe du film.




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