Critique de Comme un homme : un drame poignant porté par un impressionnant Émile Berling

Comme un homme

9

Scénario

8.8/10

Casting

9.4/10

Réalisation

8.8/10

Les pour

  • Une prestation exceptionnelle d’Émile Berling
  • Un drame poignant et crédible
  • Une réalisation sobre et efficace
  • Des acteurs particulièrement justes

Les contre

  • Deux scènes manquant de crédibilité
  • Quelques facilités de mise en scène ponctuelles

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Titre originalComme un homme

RéalisateurSafy Nebbou

Casting principalÉmile Berling, Charles Berling, Sarah Stern, Jean-François Stévenin

Durée1h35

Date de sortie en France15 août 2012

Découvert en avant-première dans le cadre du premier Champs-Élysées Film Festival, en présence d’une partie de l’équipe du film, Comme un homme s’annonçait déjà comme une belle découverte. Et pouvoir échanger avec les artistes après la projection reste toujours un vrai plus.

Que dire de ce film si ce n’est qu’Émile Berling est tout simplement incroyable et crève littéralement l’écran. En le voyant évoluer tout au long du récit, il ne fait guère de doute qu’il possède le talent nécessaire pour construire une très belle carrière, à l’image de son père Charles Berling, avec qui il partage ici l’affiche.

Ne vous attendez cependant pas à une œuvre légère. On ne rit pas une seule seconde devant Comme un homme. Le film nous entraîne au contraire dans une lente descente aux enfers, particulièrement poignante et d’une grande justesse. Tous les comédiens livrent des prestations convaincantes, même si, face à l’intensité d’Émile Berling, les autres semblent parfois légèrement en retrait.

Deux petites scènes m’ont néanmoins fait tiquer tant elles paraissent un peu artificielles. La première intervient lorsque le personnage d’Émile Berling rend visite à son ami. À peine la porte est-elle entrouverte qu’il lance : « Ah, je vous dérange, vous êtes en train de manger », alors qu’il n’a objectivement pas eu le temps de voir l’intérieur de la maison. La seconde se déroule à l’hôpital : il est au chevet de son ami, parfaitement visible derrière une vitre, mais lorsque la mère de celui-ci le croise quelques secondes plus tard, elle lui demande : « Ah, tu étais là ? » Ces deux situations sonnent un peu faux, mais elles restent très anecdotiques.

Hormis ces deux légères réserves, tout le reste est réussi. Comme un homme est un drame sincère, touchant et remarquablement interprété, que je vous invite vraiment à découvrir.

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