Critique Cloud Atlas
Les pour
- Une construction scénaristique extrêmement ambitieuse
- Une photographie magnifique
- Une reconstitution remarquable des différentes époques
- Un casting exceptionnel
- Des maquillages impressionnants
- Un thème musical superbe
- Une œuvre qui pousse à la réflexion
Les contre
- Une première demi-heure qui demande de la patience
- Une émotion parfois en retrait au profit de la fascination
- Un récit exigeant qui demande une attention constante
X#CloudAtlas #LanaWachowski #LillyWachowski #TomTykwer #TomHanks #HalleBerry #JimBroadbent #HugoWeaving #JimSturgess #DoonaBae #BenWhishaw #HughGrant #ScienceFiction #Zickma
Titre originalCloud Atlas
RéalisateursLana Wachowski, Lilly Wachowski, Tom Tykwer
Casting principalTom Hanks, Halle Berry, Jim Broadbent, Hugo Weaving, Jim Sturgess, Doona Bae, Ben Whishaw, James D’Arcy, Hugh Grant, Susan Sarandon
Durée172 minutes
Date de sortie en France13 mars 2013
Soyons clairs : Cloud Atlas est un très grand film.
Écrire un scénario où six histoires s’entremêlent à travers six époques différentes relevait déjà d’un véritable défi. Le porter ensuite à l’écran avec autant d’ambition semblait presque impossible. Pourtant, les Wachowski et Tom Tykwer relèvent le pari avec une maîtrise impressionnante. Le travail d’écriture, d’adaptation et de mise en scène force tout simplement le respect.
Durant la première demi-heure, j’ai d’abord été intrigué. Le film prend son temps pour nous présenter les différents personnages et installer les multiples récits qui s’étendent sur plusieurs siècles. Cette longue introduction peut dérouter, mais elle s’avère indispensable pour comprendre progressivement les liens qui unissent toutes ces histoires.
Puis vient la véritable claque.
Visuellement, Cloud Atlas est absolument splendide. La photographie est superbe et chaque époque bénéficie d’une identité propre remarquablement reconstituée. Les décors, les costumes et les ambiances sont d’une richesse incroyable. J’ai été particulièrement fasciné par le Neo-Séoul futuriste, véritable terrain de jeu d’une impressionnante course-poursuite parfaitement lisible malgré son ampleur.
À mesure que les connexions entre les personnages se dévoilent, le film gagne en intensité. Les liens qui traversent les différentes époques prennent peu à peu une dimension presque métaphysique et donnent au récit une ampleur particulièrement ambitieuse. Plus les pièces du puzzle s’assemblent, plus le spectacle devient captivant.
Le casting est tout simplement exceptionnel.
Je ne vais pas m’attarder sur le talent des acteurs, tant il saute aux yeux. En revanche, impossible de ne pas saluer le travail extraordinaire réalisé sur les maquillages. Ils sont si convaincants qu’il devient parfois difficile de reconnaître les comédiens d’une époque à l’autre. Voir chaque acteur incarner plusieurs personnages totalement différents, parfois jusqu’à devenir méconnaissable, est une expérience fascinante. Hugh Grant, notamment, surprend totalement dans un rôle à mille lieues de son image habituelle.
Cloud Atlas est une immense fresque à travers le temps, portée par beaucoup d’humanité, de poésie et un magnifique thème musical qui accompagne le récit avec une grande justesse.
S’il fallait lui adresser un reproche, ce serait peut-être celui de nous laisser parfois davantage dans la fascination que dans l’émotion pure. À plusieurs reprises, j’ai admiré ce qui se déroulait devant mes yeux sans toujours ressentir une totale empathie pour les personnages.
Mais il y a quelque chose qui me dépasse encore dans Cloud Atlas.
J’ai la sensation qu’une seule projection ne suffit pas à en saisir toute la richesse. C’est précisément le genre d’œuvre qui donne envie d’y revenir pour découvrir de nouveaux détails, mieux comprendre certains liens et apprécier pleinement toute l’ampleur de sa construction.
Une chose est sûre : Cloud Atlas est un film qui ne laisse absolument pas indifférent.


Soyez le premier à commenter