Critique de As I Lay Dying : James Franco adapte Faulkner dans un film aussi expérimental qu’ennuyeux

As I Lay Dying

4.1

Scénario

4.0/10

Casting

4.8/10

Réalisation

3.5/10

Les pour

  • Quelques beaux plans de paysages
  • Une véritable ambition artistique
  • Une adaptation qui tente quelque chose

Les contre

  • Split screen omniprésent et lassant
  • Choix de mise en scène souvent injustifiés
  • James Franco peu convaincant
  • Final peu crédible
  • Rythme extrêmement lent
  • Ennui quasi permanent

X#AsILayDying @Metropolitan_Fr #JamesFranco #TimBlakeNelson #DannyMcBride #WilliamFaulkner

Titre originalAs I Lay Dying

RéalisateurJames Franco

Casting principalJames Franco, Tim Blake Nelson, Danny McBride

Durée1h50

Date de sortie en France9 octobre 2013

James Franco derrière la caméra, James Franco devant la caméra… Deux déceptions pour le prix d’une !

Commençons par sa mise en scène. Certains apprécieront sans doute son parti pris, mais pour ma part je déteste l’utilisation quasi permanente du split screen. Employé avec parcimonie, ce procédé peut apporter quelque chose. Ici, il occupe près de 90 % du film et finit très rapidement par devenir fatigant et désagréable.

Le plus frustrant est que son utilisation manque souvent de justification. Lorsqu’il permet de montrer simultanément le point de vue de deux personnages, pourquoi pas. Mais lorsque l’une des deux parties de l’écran reste simplement noire, on finit par se demander quel est l’intérêt. L’autre personnage a-t-il fermé les yeux ?

C’est d’autant plus dommage que, dès que James Franco revient à une mise en scène plus classique, notamment sur certains magnifiques plans de paysages occupant tout l’écran, le résultat devient immédiatement beaucoup plus convaincant.

as-i-lay-dying-poster

Reste ensuite James Franco acteur. Aussi talentueux soit-il habituellement, il peine ici à convaincre. Son personnage paraît étrangement trop propre comparé aux autres protagonistes, au point de donner l’impression qu’il avait négocié une clause pour ne jamais se salir… ou signé un partenariat avec une marque de savon. Quant au final, il verse franchement dans le ridicule et n’aide pas à rendre son personnage crédible.

Mais le véritable problème du film est ailleurs : on s’y ennuie énormément. J’ai eu toutes les peines du monde à rester éveillé devant cette adaptation, tant le rythme manque de souffle et d’intérêt.

Au final, As I Lay Dying est une expérience de cinéma qui privilégie l’exercice de style au détriment du plaisir du spectateur. Malgré quelques belles images, difficile de recommander un film aussi laborieux.

Soyez le premier à commenter

Laissez nous un commentaire