Alceste à bicyclette
Les pour
- L’excellent duo Fabrice Luchini / Lambert Wilson
- Une belle réflexion sur l’amitié
- Un équilibre réussi entre humour et émotion
- Des dialogues agréables
Les contre
- Un Fabrice Luchini fidèle à lui-même qui pourra lasser certains
- Une mise en scène assez classique
- Un film qui ne marquera probablement pas durablement l’année
- style Luchini parfois lassant
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Titre originalAlceste à bicyclette
RéalisateurPhilippe Le Guay
Casting principalFabrice Luchini, Lambert Wilson, Maya Sansa, Laurie Bordesoules
Durée1h45
Date de sortie en France16 janvier 2013
J’avoue avoir longtemps hésité avant d’aller voir Alceste à bicyclette. Je ne suis pas particulièrement fan de Fabrice Luchini et de cette image de bourgeois intellectuel qu’il cultive aussi bien dans ses apparitions télévisées que dans la plupart de ses films. S’il existe incontestablement un « style Luchini », force est de reconnaître qu’à la longue, on a parfois l’impression de le voir jouer toujours le même personnage. Et cela peut finir par être un peu lassant.
Que ses admirateurs se rassurent : ici encore, il fait exactement ce qu’il sait faire de mieux… du Luchini.
Alors, qu’est-ce qui m’a finalement convaincu d’aller voir le film, si ce n’est l’envie de pouvoir vous en parler avant sa sortie ? Tout simplement le très bon souvenir de Dans la maison, découvert l’année précédente. Ironiquement, c’est justement l’un des rares films où j’avais particulièrement apprécié Fabrice Luchini, sans doute parce qu’il interprétait un personnage plus retenu, moins démonstratif, ce qui lui allait finalement très bien.
Au final, que vaut donc Alceste à bicyclette ?
La première excellente surprise vient du duo formé par Fabrice Luchini et Lambert Wilson. Les deux acteurs fonctionnent admirablement ensemble et donnent réellement l’impression d’être deux vieux amis qui se retrouvent après des années. Leur complicité est naturelle et leur jeu parfaitement complémentaire. Lorsque l’un apporte de la gravité, l’autre vient alléger l’ensemble avec humour, et inversement.
L’histoire se révèle elle aussi particulièrement intéressante. Derrière son apparente simplicité, elle parle avant tout d’amitié, mais avec une approche assez originale. Le personnage de Lambert Wilson, qui semble d’abord renouer avec Luchini davantage par intérêt que par affection, découvre progressivement que leur relation est bien plus sincère qu’il ne l’imaginait. De son côté, le personnage interprété par Fabrice Luchini réalise que sa vie n’est peut-être pas aussi terminée qu’il le croyait et qu’il est encore capable de s’ouvrir aux autres, de profiter de leur compagnie et, tout simplement, de revivre.
Le film est également ponctué de nombreux petits moments d’humour qui apportent beaucoup de légèreté à l’ensemble et rendent cette chronique humaine particulièrement agréable à suivre.
Au final, Alceste à bicyclette est une belle surprise. Sans révolutionner le genre ni marquer durablement cette année 2013, le film offre un vrai moment de cinéma, porté par un duo d’acteurs particulièrement convaincant et une histoire d’amitié racontée avec beaucoup de justesse.


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