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Titre originalAblations
RéalisateurArnold de Parscau
Casting principalDenis Ménochet, Florence Thomassin, Virginie Ledoyen, Philippe Nahon, Yolande Moreau
Durée1 h 34
Date de sortie en France16 juillet 2014
Ablation, aberration, tentation, innovation, incompréhension, effusion, conclusion.
Ablation : pour son titre qui, pour le coup, est un titre fort et annonciateur d’un excellent sujet dont, malheureusement, le traitement viendra gâcher le tout.
Aberration : pour ses acteurs, pourtant généralement excellents, qui livrent tous sans exception des performances d’une médiocrité sans nom. Il faut dire qu’entre des dialogues dignes d’une série télé de troisième zone proche des telenovelas, une musique d’une banalité incroyable et un scénario totalement idiot qui se clôture sur une connerie sans nom, ce film est à lui seul une aberration.

À ce petit jeu des mauvais acteurs, on retiendra surtout Florence Thomassin, que j’adore habituellement et qui est d’une médiocrité incroyable ici. Aucune émotion ne transparaît sur son visage. Son rôle, qui n’est ni crédible ni attachant, n’est pas aidé par sa manière de délivrer ses dialogues telle une machine ayant parfaitement répété son texte sans y apporter la moindre nuance, la moindre saveur.
Les autres étant tout aussi mauvais, elle parvient à passer comme ça ni vu ni connu, mais dans la mesure où, généralement, je l’apprécie beaucoup, toute cette banalité n’a eu de cesse de me sauter aux yeux, si bien que j’avais de la peine pour elle.
Tentation : c’est le mot qui m’a tourmenté tout le long du film… Cette tentation atroce de me lever et de m’en aller tant je me suis ennuyé devant ce truc plat aux rebondissements sans queue ni tête.

Innovation : pour le manque de celle-ci dans la façon de réaliser. On pourra bien entendu excuser sur ce point le fait que le réalisateur n’ait que 25 ans et se dire qu’il se cherche encore, mais au-delà de regrouper d’énormes clichés, sans doute essentiellement dus au mauvais scénario, on ne pourra que regretter le manque d’idées ou d’ambition dans cette façon vraiment plate de filmer.
Entre de belles images présentes juste pour faire joli sans aller plus loin, une mauvaise juxtaposition de la musique, de mauvais enchaînements, un montage un peu chaotique… Vraiment pas terrible.
À noter que la musique est signée Matthieu Gonet, qui nous propose ici la musique la plus clichée qui soit pour créer un faux suspense ridicule.
Incompréhension : pour revenir une fois encore sur le scénario. Avoir une si bonne idée et la terminer sur un twist des plus idiots qui offre, par la même occasion, à Yolande Moreau l’une de ses pires, si ce n’est la pire performance de toute sa carrière. Très grande actrice, elle est ici exploitée de façon ridicule, poussant la bêtise jusqu’au-boutisme.
Effusion : par le nombre de défauts que je pourrais encore sortir ici et en…
Conclusion : le genre de film qui passera au mieux sur France 3 à 23h30 une fois dans six ans et qui disparaîtra totalement par la suite. Et ce n’est pas plus mal.



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