300 : La Naissance d’un Empire
Les pour
- Des scènes d’action spectaculaires.
- Des batailles navales originales.
- Une mise en scène toujours aussi stylisée.
- Eva Green exceptionnelle.
- Une excellente bande originale.
Les contre
- Moins intense que 300.
- Un héros moins charismatique que Léonidas.
- Une suite qui ne retrouve jamais totalement la puissance du premier film.
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Titre original300: Rise of an Empire
RéalisateurNoam Murro
Casting principalSullivan Stapleton, Eva Green, Lena Headey, Rodrigo Santoro, David Wenham
Durée1h42
Date de sortie en France5 mars 2014
Sept ans après la très intense évocation esthétique et stylisée de 300, adaptation du comic de Frank Miller réalisée par Zack Snyder, 300 : La Naissance d’un Empire arrive enfin sur nos écrans.
Au départ, le film était annoncé comme un préquel se déroulant dix ans avant les événements de 300, centré sur les origines de l’affrontement entre les Spartiates de Léonidas et les Perses de Darius Ier, père de Xerxès. Finalement, comme vous le découvrirez, le projet est devenu un récit parallèle à 300, alternant flash-backs et événements se déroulant avant, pendant et après le premier film.
Pratiquement tous les ingrédients qui avaient fait de 300 le film épique et culte qu’il est devenu sont de nouveau présents ici, même si l’ensemble paraît un peu moins grandiose et intense. Il faut reconnaître qu’il était particulièrement difficile d’égaler le niveau d’intensité de son aîné.
Plutôt que de chercher à reproduire exactement la même recette, Noam Murro revient sur les origines du conflit entre les Perses et les Grecs grâce à des flash-backs particulièrement bien utilisés. Ils permettent notamment de mieux comprendre la haine que Xerxès nourrit envers les Grecs.
Le réalisateur nous raconte également une histoire parallèle à celle des 300, puisque le combat du général Thémistocle et de l’armée athénienne se déroule simultanément à la bataille des Thermopyles puis après la mort de Léonidas. En jonglant ainsi entre passé, présent et futur, Noam Murro parvient à donner une véritable identité à son film tout en respectant la trame du précédent, permettant d’explorer davantage cette guerre qui ravagea la Grèce.
Du côté de l’action, les combats sont toujours aussi époustouflants et nous en mettent plein les yeux. On retrouve les célèbres ralentis stylisés du premier opus lors d’affrontements particulièrement brutaux où l’hémoglobine coule à flots.
Les batailles diffèrent toutefois sensiblement puisque l’action se déroule principalement en mer, offrant des séquences inédites et plusieurs affrontements mémorables. Le sommet reste sans aucun doute le duel final entre Artémise et Thémistocle, magnifiquement chorégraphié, stylisé et véritablement épique.
À cela s’ajoute une bande originale particulièrement inspirée qui accompagne parfaitement toutes ces scènes de bravoure et d’héroïsme.
Bien que beaucoup moins imposant physiquement et moins charismatique que notre cher Gerard « Léonidas » Butler, Sullivan Stapleton compose un Thémistocle plus sobre mais convaincant, avec un style qui lui est propre.
Mais celle qui domine véritablement le film, c’est incontestablement Artémise. Incarnée par une sublime Eva Green, cette guerrière sanguinaire possède une présence à l’écran incroyable et éclipse pratiquement tous les autres acteurs. Elle est littéralement envoûtante, détestable, cruelle et profondément machiavélique.
300 : La Naissance d’un Empire ne marquera sans doute pas autant les mémoires que son prédécesseur, mais reste un très bon film dans lequel on ressent constamment l’influence et les répercussions du sacrifice de Léonidas et de ses 300 soldats.
Au final, le film est loin d’atteindre les sommets de 300, mais demeure un divertissement plus qu’honorable.





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