Critique de 120 battements par minute : un film engagé, humain et nécessaire

120 battements par minute

7.7

Scénario

7.5/10

Casting

8.0/10

Réalisation

7.5/10

Les pour

  • Le combat d'Act Up traité sans tabou
  • L'alchimie du duo principal
  • Des personnages aux regards différents
  • Les moments d'espoir et d'humanité

Les contre

  • Certaines séquences trop longues
  • Quelques passages auraient pu être supprimés

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RéalisateurRobin Campillo

Casting principalNahuel Pérez Biscayart, Arnaud Valois, Adèle Haenel

Durée2H23

Date de sortie en France23 août 2017

Dans un style reportage/documentaire, 120 battements par minute relate l'histoire du mouvement Act Up en France. Cette association contre le sida était très peu considérée au début des années 90, tout comme le sujet de son combat. C'est ainsi qu'on va suivre certains des membres de ce groupe durant un peu plus d'un an, à travers leurs actions parfois un peu violentes finissant souvent par la case police.

Chacun des personnages apporte une vision différente de la manière d'aborder le sujet et montre à la fois qu'on est tous concernés par ce terrible virus du sida et qu'il est important de communiquer là-dessus. Le réalisateur Robin Campillo a choisi de suivre ces personnages en toute simplicité et sans tabou.

Certains d'entre eux sont séropositifs et on ne nous cache pas l'horreur de la situation, mais aussi ce moment pénible où l'État ne semble pas concerné par ce problème de santé. Puis il y a heureusement aussi les moments positifs, un couple qui se forme, des moments de joie car la vie continue en quelque sorte et l'espoir reste malgré tout.

Côté casting, on ne reconnaît pas beaucoup de têtes à part Adèle Haenel, qui semble continuer son parcours dans le film indépendant, un style qui lui va à ravir. Mais on retiendra surtout les interprétations du duo principal Sean et Nathan, joués respectivement par Nahuel Pérez Biscayart et Arnaud Valois, dont l'alchimie fonctionne très bien à l'écran.

Pour finir, on ne va pas se mentir : même si, selon les réactions, on ne voit pas le temps passer, il faut reconnaître que certaines séquences auraient pu être moins longues, voire supprimées, sans détruire le fil conducteur du film.

Mais après tout, si le jury à Cannes a décerné à 120 battements par minute le Grand Prix, ce n'est pas pour rien. Alors on vous invite à le voir dans les salles dès le 23 août prochain.

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