Pour cette édition 2026, la scène dirigée par Julien Cafaro et Patrick Zard’ propose une affiche dense et ambitieuse. Entre théâtre du réel, huis clos psychologiques et questionnements sur le handicap, le lieu s’affirme comme un espace de réflexion autant que de divertissement.
C’est devenu un repère pour les festivaliers en quête de textes qui bousculent : le Théâtre de l’Oriflamme, situé au cœur de la cité des Papes, dévoile une programmation 2026 placée sous le signe de l’intime et de la résilience. Neuf spectacles s’y succèdent chaque jour, explorant les failles, les blessures et les contradictions de l’âme humaine.
L’intime au microscope
La programmation fait la part belle aux secrets de famille et aux trajectoires heurtées. On retient particulièrement Deux frères, une pièce de Renaud Merviel mise en scène par PAPY, qui décortique, sans pathos, le poids d’un passé longtemps enfoui et les mécanismes complexes de la violence domestique.
Autre temps fort, Mécanique d’une famille de Martin Kindermans nous plonge dans l’Argentine de 2009. À travers le destin croisé de deux femmes, le spectacle revient sur le drame historique des enfants volés sous la dictature, dans une enquête théâtrale à la fois poignante et nécessaire.
Des expériences de scène audacieuses
Le théâtre s’empare également de sujets de société avec une volonté d’ouverture marquée. C’est le cas de Crystal Clear, mis en scène par Thierry Harcourt. Ce drame viscéral, qui suit le basculement d’un homme vers la cécité, innove en intégrant une audiodescription directement au cœur de la pièce, rendant le spectacle pleinement accessible au public non voyant.
La programmation explore aussi les zones grises de la psyché humaine, notamment avec Monstre-moi, un huis clos tendu entre une tueuse en série et sa psychiatre, ou encore Après la fin, de Dennis Kelly, un thriller psychologique qui interroge les ressorts de l’emprise et de la manipulation.
Peines perdues nous interroge sur la présomption d’innocence à la suite d’un meurtre dans un village… Le coupable idéal : un ex-taulard.
Entre légèreté et gravité
Si le ton se veut sérieux, l’Oriflamme n’oublie pas le divertissement de qualité. Jean-Jacques Vanier revient pour la quatrième année consécutive avec Et c’est tant mieux, une création coécrite avec François Rollin, qui a déjà séduit les critiques par sa finesse.
Pour clore les journées, la comédie de mœurs Un banc pour deux, de Jérôme de Verdière, continue d’amuser le public après dix ans de succès, en épinglant avec légèreté les travers de la lâcheté masculine.
Enfin, pour les familles, Julien Joubert propose de dépoussiérer l’histoire de la musique avec une causerie pédagogique et comique qui traverse 50 000 ans d’histoire, accessible dès 8 ou 9 ans.
Une programmation riche, qui confirme l’ambition du théâtre de l’Oriflamme : offrir un espace où le théâtre, qu’il soit comique ou dramatique, sert toujours de miroir à notre humanité.
Informations pratiques
Théâtre de l’Oriflamme, Avignon, juillet 2026.
Réservations et programme complet : loriflamme-avignon.fr.
Contact presse : Dominique Lhotte (06 60 96 84 82).


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