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Titre originalBaskin
RéalisateurCan Evrenol
Casting principalGörkem Kasal, Ergun Kuyucu, Fatih Dokgöz, Muharrem Bayrak, Mehmet Cerrahoglu
Durée1h37
Date de sortie en FranceAucun
Autour du filmAdaptation d'un court métrageVoir les détails
Baskin — Court métrage — 2013 — Can Evrenol
Voilà un film où il faut s’accrocher… S’accrocher, dans un premier temps, pour ne pas s’ennuyer, s’accrocher ensuite pour ne pas vomir et enfin s’accrocher pour comprendre !
Attention, malgré cette première phrase, Baskin est loin d’être mauvais et, au contraire, laisse entrevoir un potentiel de malade chez le réalisateur, Can Evrenol.

En effet, Baskin est superbement réalisé, propose une imagerie très belle ainsi qu’un choix de musique très agréable et moderne, mais souffre un peu de l’inexpérience du « long métrage ». Car même si, dans une petite vidéo d’introduction, le réalisateur annonçait que son film était un « slow burner », soit un film qui « prend du temps pour démarrer », force est de constater qu’il prend vraiment trop, trop de temps.
Certains passages pourraient véritablement être coupés ou raccourcis, comme la scène de la chanson turque chantée dans le van, dont une minute à la place de l’intégralité aurait largement été suffisante. Le film est donc très lent et cumule les passages de « vide », visiblement là pour combler un scénario trop léger. Le plus compliqué avec Baskin est donc de ne pas s’ennuyer au début et de ne pas quitter la salle… Ce que trois personnes ont fait.

Arrive ensuite la seconde partie du film, bien dégoûtante, avec des yeux crevés, des viscères en veux-tu en voilà, du sang qui gicle de partout et une image de l’enfer bien répugnante. Là aussi, quelques personnes ont quitté la salle, ne supportant pas la vision de tant de gore.

De mon côté, c’est à ce moment-là que je suis revenu de mon coma et que j’ai réellement commencé à apprécier le film. Malheureusement, 45 minutes étaient déjà écoulées.
Arrive enfin la conclusion du film et, là aussi, ils étaient nombreux dans la salle à ne pas avoir tout saisi. Le film propose en effet des passages en enfer entrecoupés de passages dans un café et de flashbacks n’étant peut-être pas des flashbacks. Autrement dit, le tout manque de clarté et chacun pourra y aller de son explication personnelle, mais il est évident que le scénario aurait mérité un nettoyage pour rendre le tout plus accessible.

Vous l’aurez compris, Baskin est loin d’être parfait, ce qui s’explique par la jeunesse du réalisateur, même s’il ne fait aucun doute qu’on le retrouvera très vite et sans doute même à Hollywood tant il est doué avec sa caméra.
À noter également l’excellent jeu d’acteur et essentiellement celui de Görkem Kasal, très juste et convaincant. Lui aussi, on devrait en reparler.
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