Critique À la merveille
Les pour
- Une mise en scène d’une grande beauté
- Olga Kurylenko bouleversante
- Une réalisation qui privilégie les émotions aux dialogues
- Une photographie magnifique
- Une œuvre qui pousse à la réflexion
- Les séquences au Mont-Saint-Michel
Les contre
- Un rythme contemplatif qui pourra désarçonner
- Une histoire volontairement minimaliste
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Titre originalTo the Wonder
RéalisateurTerrence Malick
Casting principalBen Affleck, Olga Kurylenko, Javier Bardem, Rachel McAdams
Durée112 minutes
Date de sortie en France6 mars 2013
Gros coup de cœur !
Attention, À la merveille est un film d’une intelligence redoutable. Une fois qu’il parvient à vous embarquer dans son univers, il ne vous lâche plus jusqu’à la toute dernière image.
De Terrence Malick, je n’avais vu jusque-là que The Tree of Life. Un film que j’avais trouvé intéressant, mais aussi beaucoup trop long, au point de décrocher par moments.
Avec À la merveille, le réalisateur remonte considérablement dans mon estime.
La comparaison entre les deux œuvres est d’ailleurs difficile tant elles racontent des histoires différentes. Ici, le récit me captive beaucoup plus grâce à des personnages profondément touchants et un casting particulièrement inspiré.
La mention revient évidemment à Olga Kurylenko.
Elle est tout simplement bouleversante. Son interprétation est d’une grande sensibilité et elle porte une grande partie de l’émotion du film.
Javier Bardem est également très convaincant, même si son rôle ne lui offre pas autant de moments marquants.
En revanche, le personnage qui m’a le plus fait réfléchir est celui de Neil, interprété par Ben Affleck.
Beaucoup lui reprocheront sans doute de parler très peu au cours du film.
Personnellement, cela ne m’a absolument pas dérangé.
Nous ne sommes pas au théâtre. Un personnage n’a pas besoin d’aligner les dialogues pour exister. Terrence Malick l’a parfaitement compris.
Ici, tout passe par les regards, les gestes, les silences et les expressions des visages. Les émotions naissent bien davantage de ce langage visuel que de longues conversations, et c’est précisément ce qui fait une grande partie du charme du film.
L’histoire en elle-même n’a rien de spectaculaire.
Mais elle pousse constamment à la réflexion.
Pendant la projection… et surtout une fois la séance terminée.
Une question m’est notamment revenue à plusieurs reprises : comment perçoit-on réellement l’amour ?
Peu de films parviennent à susciter ce type d’interrogation avec autant de naturel.
Et puis comment ne pas évoquer les magnifiques images du Mont-Saint-Michel ?
Filmé par Terrence Malick, le monument devient presque un personnage à part entière. Chaque plan est d’une beauté saisissante.
La musique accompagne parfaitement cet ensemble et sublime encore davantage l’expérience.
Je n’en dirai pas plus.
Si vous avez envie d’être émerveillé autant visuellement qu’émotionnellement, À la merveille mérite vraiment le détour.


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