Jack et la mécanique du cœur
Les pour
- Une direction artistique exceptionnelle
- Une poésie omniprésente
- Les chansons de Dionysos parfaitement intégrées
- Jean Rochefort remarquable
- Une animation inventive
- Une dernière scène magnifique
Les contre
- L’univers très particulier pourra dérouter certains spectateurs
- Quelques passages musicaux demanderont d’adhérer au style de Dionysos
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Titre originalJack and the Cuckoo-Clock Heart
RéalisateursMathias Malzieu, Stéphane Berla
CastingMathias Malzieu, Olivia Ruiz, Grand Corps Malade, Jean Rochefort, Marie Vincent, Emily Loizeau
Durée1h34
Date de sortie en France5 février 2014
Remarque : la durée officielle est 1h34 (et non 1h42).
Autant vous prévenir immédiatement : cette critique risque de manquer cruellement d’objectivité tant il m’est difficile de trouver le moindre défaut à Jack et la mécanique du cœur.
Je ressors de cette projection avec des étoiles plein les yeux.
Rarement un film d’animation français m’avait autant impressionné par sa créativité visuelle. Avec cette adaptation du roman et de l’album de Dionysos, Mathias Malzieu et Stéphane Berla livrent une œuvre qui dépasse largement le simple film d’animation pour devenir une véritable expérience artistique.
Visuellement, c’est une réussite éclatante.
Le mélange entre animation 3D et esthétique inspirée du stop-motion crée un univers unique, débordant de personnalité. Chaque décor, chaque personnage et chaque mouvement respirent l’inventivité. Impossible de ne pas penser, par moments, à l’univers de Tim Burton tant le film regorge de fantaisie gothique, même si Jack et la mécanique du cœur possède finalement une identité qui lui est totalement propre.
Mais la beauté du film ne s’arrête pas à son esthétique.
L’ensemble dégage une tendresse et une poésie de tous les instants. L’histoire de Jack, cet enfant condamné à vivre avec une horloge à la place du cœur, devient une magnifique métaphore sur les émotions, les blessures et la puissance de l’amour.
Évidemment, le film étant directement adapté de l’album concept de Dionysos, la musique occupe une place essentielle.
Les chansons s’intègrent naturellement au récit et renforcent constamment les émotions. Que l’on soit déjà amateur du groupe ou non, difficile de ne pas se laisser emporter par cette comédie musicale atypique où chaque morceau trouve parfaitement sa place.
Le casting vocal contribue également énormément à la réussite de l’ensemble.
Retrouver les interprètes de l’album est un véritable plaisir et Jean Rochefort est absolument parfait dans le rôle de Georges Méliès. Sa voix apporte immédiatement toute la douceur et la bienveillance nécessaires à ce personnage.
Mais ce qui m’a le plus marqué reste sans doute la manière dont les réalisateurs transforment les mots en images.
Le film regorge d’idées de mise en scène qu’il est pratiquement impossible de décrire avec de simples phrases tant elles reposent sur l’animation elle-même. Chaque séquence semble avoir été pensée pour traduire visuellement les sentiments des personnages avec une imagination débordante.
C’est précisément cette poésie visuelle qui rend le film si unique.
Et puis vient cette dernière scène…
Un immense moment de poésie qui clôt le récit avec une délicatesse bouleversante et qui laissera difficilement insensible.
Si Jack possède une horloge à la place du cœur, Jack et la mécanique du cœur est, lui, une véritable horlogerie d’émotions.
Une magnifique réussite et sans doute l’un des plus beaux films d’animation français de ces dernières années.




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