La Marche
Les pour
- Sujet fort et toujours pertinent
- Très belles interprétations de Hafsia Herzi et M’Barek Belkouk
- Message humaniste réussi
- Belle musique
- Réalisation soignée
Les contre
- Jamel Debbouze trop démonstratif selon la critique
- Personnage de Lubna Azabal jugé excessif
- Direction d’acteurs parfois maladroite
- Plusieurs scènes perdent en crédibilité à cause de ces choix
X#LaMarche #HafsiaHerzi #TewfikJallab #JamelDebbouze #LubnaAzabal
Titre originalLa Marche
RéalisateurNabil Ben Yadir
Casting principalHafsia Herzi, Tewfik Jallab, M’Barek Belkouk, Olivier Gourmet, Charlotte Le Bon, Jamel Debbouze, Lubna Azabal
Durée2h00
Date de sortie en France27 novembre 2013
Prenez une excellente histoire, ajoutez un casting globalement très solide… puis laissez deux personnages prendre une direction qui finit par déséquilibrer l’ensemble.
C’est malheureusement ce que j’ai ressenti devant La Marche.
Que l’on soit bien clair : je n’ai absolument rien contre Jamel Debbouze. Au contraire, je l’apprécie énormément et il a déjà prouvé à plusieurs reprises qu’il pouvait être un excellent acteur lorsqu’il reste au service du film.
Ici, j’ai eu le sentiment inverse.
Son arrivée paraît presque sortir de nulle part, comme un simple clin d’œil destiné à faire plaisir au public. Puis, au fil du récit, son personnage prend une place de plus en plus envahissante, multipliant les effets et donnant parfois davantage l’impression que Jamel cherche à faire son show plutôt qu’à servir l’histoire.
Et c’est d’autant plus regrettable que le sujet du film est passionnant.
Cette reconstitution de la Marche pour l’égalité et contre le racisme de 1983 suit un groupe de jeunes traversant la France afin de défendre leurs convictions. Un récit fort, porté par un véritable message humaniste qui méritait toute notre attention.
Heureusement, la majorité du casting est excellente.
Hafsia Herzi, Tewfik Jallab, M’Barek Belkouk, Olivier Gourmet ou encore Charlotte Le Bon jouent avec beaucoup de justesse et ne cherchent jamais à voler la vedette. Mention spéciale à Hafsia Herzi et M’Barek Belkouk, particulièrement convaincants et très investis dans leurs personnages.
Malheureusement, Jamel Debbouze n’est pas le seul élément qui m’a empêché d’apprécier pleinement le film.
Le personnage incarné par Lubna Azabal devient rapidement extrêmement pénible. Elle passe une grande partie du film à hurler, à se montrer agressive et à rendre chacune de ses apparitions particulièrement éprouvante.
Le paradoxe est d’ailleurs assez frappant : alors que La Marche prône constamment la non-violence et le dialogue, son personnage finit presque par susciter l’effet inverse tant son comportement devient fatigant.
Lorsque le scénario tente finalement de la faire évoluer dans sa dernière partie, le changement paraît beaucoup trop prévisible et surtout beaucoup trop tardif pour réellement fonctionner.
Je ne remets d’ailleurs pas en cause le talent de Lubna Azabal, que je connaissais finalement assez peu à l’époque. J’ai surtout eu le sentiment que le personnage avait été dirigé de manière beaucoup trop excessive, comme si l’on cherchait volontairement à la rendre insupportable avant de provoquer un retournement émotionnel final. À mes yeux, davantage de subtilité aurait permis d’obtenir un résultat bien plus convaincant.
Et c’est finalement ce qui résume le mieux mon ressenti.
La Marche possède une très belle histoire, une musique particulièrement réussie, une réalisation agréable et plusieurs excellentes interprétations. Mais ces quelques choix de direction d’acteurs viennent malheureusement gâcher une grande partie de l’expérience.
C’est d’autant plus frustrant que j’avais vraiment envie d’aimer ce film.
Et même en relisant aujourd’hui cette critique, je continue de penser exactement la même chose : quel dommage…






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