Critique de We Are What We Are : un thriller glaçant qui marque durablement

We Are What We Are

9.4

Scénario

9.4/10

Casting

9.3/10

Réalisation

9.5/10

Les pour

  • Thriller extrêmement prenant
  • Mise en scène remarquable
  • Excellente bande originale
  • Casting irréprochable
  • Atmosphère oppressante
  • Final mémorable
  • Très belle photographie

Les contre

  • Certaines scènes particulièrement dérangeantes
  • Une conclusion qui divisera une partie du public

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Titre originalWe Are What We Are

RéalisateurJim Mickle

Casting principalBill Sage, Ambyr Childers, Julia Garner, Kelly McGillis, Michael Parks, Wyatt Russell

Durée1h45

Date de sortie en France30 avril 2014

Présenté lors de L’Étrange Festival, We Are What We Are faisait partie des films les plus intrigants de cette édition. À l’époque de cette projection, il ne disposait d’ailleurs toujours pas de date de sortie française.

Avant toute chose, un conseil : évitez autant que possible de regarder la bande-annonce ou de lire des critiques avant la séance.

Pour une fois, je suis arrivé sans rien connaître du film, et cette découverte totale a considérablement renforcé l’expérience. C’est précisément le genre de film qui gagne à être découvert le plus vierge possible.

Sans en dévoiler davantage, We Are What We Are raconte avant tout un drame familial.

À la mort de leur mère, deux jeunes filles doivent désormais s’occuper de leur petit frère sous l’autorité d’un père particulièrement strict. Pendant que d’importantes pluies s’abattent sur la région, les secrets de cette famille en apparence ordinaire commencent peu à peu à refaire surface, révélant progressivement les circonstances entourant la disparition de la mère.

Critique

Autant le dire immédiatement : cela faisait longtemps que je n’avais pas vu un thriller aussi maîtrisé, dérangeant et marquant. Le dernier film à m’avoir procuré un sentiment comparable était Seven.

Sous ses apparences de famille traditionnelle, presque figée dans le temps, se cache une lourde tradition que le père tente désespérément de transmettre à ses enfants. Mais l’une de ses filles commence à remettre cette éducation en question et entre progressivement en conflit avec son père, au moment même où les secrets familiaux menacent d’être révélés.

Le scénario est remarquablement construit et reste captivant du début à la fin. La mise en scène de Jim Mickle est particulièrement inspirée et s’appuie sur une photographie soignée ainsi qu’une bande originale absolument superbe.

Même les scènes les plus dérangeantes, voire franchement éprouvantes, dégagent une étrange beauté grâce au travail réalisé sur l’image et la musique. Cette approche confère au film une identité très particulière.

Beaucoup le classeront sans doute dans la catégorie des films d’horreur à cause de son sujet. Pourtant, cette étiquette est bien trop réductrice. À mes yeux, We Are What We Are relève avant tout du thriller psychologique, au même titre que l’on ne résume pas Le Silence des agneaux à un simple film d’horreur.

Présenté à Deauville, le film a autant suscité les applaudissements que les huées en raison de son final particulièrement dérangeant. Une chose est certaine : cette conclusion ne laisse absolument pas indifférent et marque durablement les esprits, tout comme celle de Seven.

Autre immense qualité : le casting.

Bill Sage impressionne dans le rôle de ce père autoritaire et glaçant. Les trois enfants composent une famille parfaitement crédible, chacun incarnant avec justesse une manière différente de vivre ce lourd héritage familial. Les seconds rôles sont eux aussi impeccables.

Au final, We Are What We Are est un véritable coup de cœur. Un thriller aussi dérangeant que fascinant, porté par une réalisation élégante et une atmosphère qui continue longtemps de hanter le spectateur.

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