X#Cars3 #BrianFee #GuillaumeCanet #GillesLellouche #NicolasDuvauchelle #AlicePol #CecileDeFrance #SamuelLeBihan #Pixar #Animation @DisneyFR
RéalisateurBrian Fee
Casting principal (voix VF)Guillaume Canet, Gilles Lellouche, Nicolas Duvauchelle, Alice Pol, Cécile de France, Samuel Le Bihan
Durée1H49
Date de sortie en France2 août 2017
Autour du filmFilm original ayant une filiation ultérieureVoir les détails
- Cars — 2006 — John Lasseter
- Cars 2 — 2011 — John Lasseter
- Cars 3 — 2017 — Brian Fee • Film actuel
Après le génériqueOui, restez — Voir la scène →
Fallait-il proposer un Cars 3 après la déception de Cars 2 ? La réponse est oui pour bien terminer la franchise, sauf que ce nouvel épisode fait ce que Hollywood réalise de mieux en ce moment : « faire comme si »…
Oui, Cars 3 fait comme si Cars 2 n'existait pas. Oui, Cars 3 fait comme si les enfants n'allaient pas aller voir ce film. Oui, Cars 3 fait comme si le public adulte était nostalgique.
Le problème avec ces « fait comme si » est que l'on propose certes régulièrement des épisodes bien meilleurs que les précédents, mais avec le risque de perdre les fidèles spectateurs qui aiment avoir des sagas cohérentes.

Cars 3 n'échappe pas à la règle et se veut plus un Cars 2 qu'un réel 3, dans un monde où le véritable Cars 2 n'existerait pas !
Ce troisième volet n'est clairement pas un mauvais film et, à ce jour, même quand on emploie le mot « mauvais » avec Pixar, c'est plus pour désigner une déception que pour parler de qualité, car même un mauvais Pixar est bien au-dessus d'autres films.
Ainsi, techniquement parlant, Cars 3 est magnifique et propose à nouveau de superbes décors et une animation à rendre jaloux un grand nombre d'animateurs à travers le monde. C'est beau, fluide, sans le moindre défaut.

La réalisation est elle aussi très bonne et le film ne manque jamais de rythme, permettant à l'heure quarante-neuf de passer à très grande vitesse.
En fait, le seul problème de ce Cars 3 est son écriture. Terminées les bonnes blagues pour les enfants — pas un n'a rigolé dans la salle —, terminée la cohérence et bienvenue au scénario avec une fin prévisible et une conclusion un peu étrange. L'idée de faire gagner deux concurrents quand un coureur débute la course et qu'un second la termine est une des pires idées jamais inventées et tellement éloignée de la réalité que cela en est surprenant de la part de Pixar. Puis surtout, terminés les personnages attachants.

Car dans ce nouveau film, l'accent est mis sur une nouvelle lignée de voitures, sauf que l'on regrette Martin, placé au second plan, ou encore Sally, ici proche du caméo. Les nouveaux personnages ne parviennent jamais à se rendre attendrissants ou suffisamment importants pour que le public les aime directement.
Sans être un mauvais film, Cars 3 souffre malheureusement d'un problème créé par Pixar lui-même : l'exigence du public et du studio. En effet, à force d'habituer le public à de l'excellence, dès que c'est moins bien, cela se ressent très vite.
Cars 3 est de ces films que l'on regardera de temps en temps, mais clairement moins qu'un Ratatouille ou un Nemo.
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