Critique de Kong: Skull Island : Kong est toujours le roi

Kong: Skull Island

7

Scénario

6.5/10

Casting

7.0/10

Réalisation

8.0/10

Bande originale

6.5/10

Les pour

  • Kong impressionnant et attachant
  • Visuellement magnifique
  • Effets spéciaux réussis
  • Casting efficace

Les contre

  • Population locale sous-exploitée
  • Bande originale maladroite
  • Origines de Kong peu développées
  • Moins poétique que certaines versions précédentes

X#KongSkullIsland #Kong #KongIsKing #JordanVogtRoberts #TomHiddleston #SamuelLJackson #BrieLarson #JohnCReilly #JohnGoodman #Aventure

RéalisateurJordan Vogt-Roberts

Casting principalTom Hiddleston, Samuel L. Jackson, Brie Larson, John C. Reilly, John Goodman, Corey Hawkins, John Ortiz, Thomas Mann

Durée1H58

Date de sortie en France8 mars 2017

La tagline du film est « Kong Is King » et il est vrai que, de tous les monstres géants, Kong est à mes yeux le plus impressionnant et surtout le plus intéressant de ces monstres sacrés du cinéma.

En effet, Kong est menaçant, Kong est puissant, mais surtout Kong, de par son aspect de grand singe, a cette humanité que les autres grands monstres n'ont absolument pas. Il y a tant de choses qui passent dans le regard de ce singe qu'il en est attendrissant, et ce malgré les nombreuses victimes qu'il peut engendrer. Cela nous permet de nous attacher à lui, de ressentir sa colère, sa peine et parfois aussi sa douleur.

Puis, plus les années passent, plus les effets spéciaux lui donnent vie et le rendent finalement plus humain qu'animal, et ce à chaque nouveau film.

Concernant ce nouveau Kong, il plaira inévitablement aux aficionados qui retrouveront ici tous les ingrédients que l'on peut apprécier dans ce genre de film.

Entre les humains qui cherchent à le tuer, les sales bêtes qui grouillent sur l'île, Kong qui sauve la belle demoiselle, sans oublier la population locale : tout est là, avec du bon comme du moins bon.

Dans le moins bon, on regrette évidemment l'utilisation des aborigènes, ici simples figurants et limite tout mignons, là où dans le film de 1976 ceux-ci étaient une véritable menace pour l'homme et vénéraient bien plus Kong, allant jusqu'au sacrifice humain. Un aspect effrayant totalement absent de ce nouveau film et qui manque cruellement.

Autre petite chose moins bonne ici : l'utilisation de la bande originale, maladroite, redondante et rappelant trop des films comme Good Morning, Vietnam. De plus, on se demande toujours : « Qui va sur une île et pense à se promener avec un tourne-disque ? », sans parler du manque d'électricité.

Du côté des bonnes choses, le fait de placer le film juste après la guerre du Vietnam apporte un plus indéniable puisque cela offre une véritable motivation au personnage de Samuel L. Jackson. Ce dernier a visiblement du mal à avoir perdu une guerre et va dès lors rejeter son amertume et sa soif de victoire dans le fait de devoir tuer Kong. Cet aspect est vraiment intéressant, amené subtilement sans gros tambours, et offre une autre raison de chasser Kong que son aspect « On va en faire une bête de cirque ».

Autre belle réussite du film : visuellement, ce dernier est magnifique. Chaque plan fourmille de détails et la vision 3D apporte une superbe profondeur de champ assez agréable. On a vu le film en IMAX et l'on vous recommande clairement ce format, d'autant que le film prend tout l'écran.

Les effets spéciaux sont réussis et Kong fait plus vrai que nature. Enfin, il y a les autres monstres du film et, bien que régulièrement présents à l'écran, ceux-ci ne volent jamais la vedette à notre bon singe ; chose qui était, selon moi, une des erreurs de la version signée Peter Jackson avec son T-Rex impressionnant.

Le fait d'avoir ici mis des monstres au design plutôt unique auxquels on ne peut s'accrocher permet de garder le focus sur Kong tout du long.

Sachez également que le film ne se tracasse pas trop avec les présentations ou à jouer sur le côté « on vous cache Kong », puisque aujourd'hui tout le monde le connaît et cela n'aurait créé qu'un suspense superflu. Dès les premières minutes du film, Kong arrive et le réalisateur nous rappelle que c'est lui la vedette.

Enfin, et pour conclure, il ne faut pas s'attarder sur les publicités laissant croire que l'on va découvrir les origines de Kong, car il n'en est rien. Et ce ne sont pas trois lignes de dialogue expliquant qui il est qui satisferont ceux venus pour découvrir un véritable prequel. Si vous vouliez voir Kong grandir et devenir, comme l'explique l'affiche, « le roi qu'il est aujourd'hui »… ce ne sera pas pour cette fois. Kong Is King et l'est, selon nous, dès le départ.

Concernant le casting humain, Tom Hiddleston est parfait en aventurier, Samuel L. Jackson reste un bon Samuel L. Jackson — qui a pratiquement toujours joué la même chose — et enfin Brie Larson parvient à jouer les héroïnes sans tomber dans le cliché de la « jeune femme en détresse ».

Saluons également Thomas Mann, qui s'améliore de film en film, John Goodman, toujours parfait, et enfin John C. Reilly, assez drôle et apportant de la légèreté au film.

Les films avec les gros monstres peuvent souvent finir dans la catégorie gros nanars et, si ce Kong manque de poésie — on se souvient tous de la magnifique scène de patinoire de Peter Jackson, ou de celle de Jessica Lange se faisant laver par Kong —, Kong: Skull Island n'en reste pas moins un très bon divertissement, jamais ridicule, et offre à ce jour le second meilleur Kong au cinéma après celui de 1976.

Kong is KING !

PS : Restez jusqu'à la toute fin du générique — sans le lire, car il vous spoile la scène qui suit —, une scène bonus est présente.

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