Certains voudraient déjà le ranger dans la même case que Jul. Même rythme effréné, même avalanche de projets… sauf que la comparaison s’arrête là.
Car là où Jul inonde le marché au point de parfois noyer ses propres morceaux dans la masse, Artemas joue une toute autre partition. Chez lui, chaque sortie laisse une trace. Un refrain qui reste, une ambiance qui marque, une identité qui évolue.
Et c’est bien ça la vraie différence.
Parce qu’enchaîner les projets, beaucoup savent le faire. Mais se réinventer à chaque fois, proposer des sonorités inattendues, parfois même flirtant avec l’expérimental… ça, c’est une autre histoire.
Et Artemas ne se contente pas de suivre cette voie, il l’accélère.
Preuve ultime avec son tout nouvel opus “Getting up to no good”. Un projet qui confirme une chose : derrière la cadence infernale, il y a surtout un artiste qui refuse de tourner en rond… et qui pourrait bien être en train de passer un cap.
Composé de seulement 10 pistes, “Getting up to no good” s’écoute d’une traite… mais surtout, il ne se laisse pas résumer aussi facilement.
Parce que derrière ce format court, Artemas joue sur plusieurs terrains. Il y a ces morceaux qui ne chercheront jamais à devenir des singles, presque confidentiels. Ceux qui, au contraire, ont tout du hit immédiat. Et puis ces pépites plus discrètes, pensées pour ceux qui prendront vraiment le temps d’écouter l’album du début à la fin.
Dès l’ouverture, il brouille les pistes.
“You’re Always On My Mind” et “I Kinda Like How U Know Just How Beautiful U Are” posent une ambiance différente, plus expérimentale, presque à contre-courant de ce qu’il propose habituellement. Une entrée en matière qui surprend… et qui intrigue.
Mais très vite, le projet change de dimension.
Avec “Professional Heartbreaker”, Artemas adopte une approche plus pop, plus maîtrisée, presque mainstream dans la voix. Une évolution qui saute aux oreilles et qui se confirme avec “Other Lovers”, où il montre clairement qu’il pourrait jouer dans la même cour que les plus grosses références du genre s’il le décidait vraiment. Pensez à Justin Timberlake ou encore The Weeknd
Et au milieu de tout ça, il y a un titre qui capte immédiatement l’attention.
“Time Alone With U”. Le morceau le plus évident, le plus accessible… et sans doute le plus redoutable de l’album. Celui qui pourrait tourner partout sans prévenir.
Mais ce serait passer à côté de l’essentiel.
Parce que même en seulement 25 minutes — un format presque calibré pour une génération habituée à consommer la musique vite — Artemas continue de surprendre.
“I’d Like To Crawl Inside Your Mind”, seul titre à dépasser les 3 minutes, vient casser le rythme. Une parenthèse inattendue, aux influences plus sombres, presque nostalgiques, qui révèle une autre facette de son univers. Imaginez #1Crush de Garbage
Et c’est peut-être là que tout se joue.
Car derrière cet album court, presque fugace… Artemas ne fait pas que proposer une succession de morceaux.
Il prouve surtout qu’il peut tout faire.

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