Critique de White Shadow : un drame africain visuellement superbe mais imparfait

White Shadow

7.5

Scénario

6.0/10

Casting

7.2/10

Réalisation

9.4/10

Les pour

  • Une réalisation magnifique
  • Des images superbes
  • Un réalisme particulièrement immersif
  • Une approche presque documentaire

Les contre

  • Un scénario trop léger
  • Une seconde partie qui tourne en rond
  • Des personnages auxquels il est difficile de s’attacher
Avis:

X#WhiteShadow #etrangefestival #NoazDeshe #HamisiBazili #SalumAbdallah #RizikiAlly

Titre originalWhite Shadow

RéalisateurNoaz Deshe

Casting principalHamisi Bazili, Salum Abdallah, Riziki Ally

Durée1 h 57

Date de sortie en FrancePrésenté à L’Étrange Festival (pas de sortie nationale en salles)

Est-ce un film ou un documentaire ? Difficile à dire devant White Shadow, qui adopte le point de vue d’un enfant albinos pour raconter les difficultés de son quotidien en Afrique, mais aussi celles de toute une population vivant dans une extrême pauvreté.

Le film cherche constamment à rester au plus près de la réalité. On assiste ainsi à des scènes de violences physiques, à un meurtre particulièrement brutal — sans jamais sombrer dans le gore, ce n’est d’ailleurs absolument pas le but — mais aussi à des moments de joie, des croyances, des coutumes et, plus simplement, à des instants de vie. Le choix est clair : montrer les choses telles qu’elles sont, sans artifices, et cela fonctionne plutôt bien.

White Shadow critique1

D’un point de vue technique, il est difficile de ne pas admirer le travail de Noaz Deshe. La mise en scène regorge de plans magnifiques et témoigne d’un véritable sens de l’image.

En revanche, on finit par regretter ce qui ressemble à une absence de véritable scénario. Après environ une heure trente, une sensation de tourner en rond s’installe progressivement et l’ennui commence malheureusement à prendre le dessus.

Il est également difficile de réellement s’attacher aux personnages. À force de vouloir observer toute l’Afrique qui entoure son héros, le réalisateur finit presque par oublier ce dernier. Il devient finalement un personnage parmi tant d’autres plutôt que le véritable centre du récit.

White Shadow critique2

Avec une histoire plus construite et des personnages plus attachants, Noaz Deshe aurait sans aucun doute signé un très grand film.

L’exemple de Les Bêtes du Sud sauvage me revient immédiatement en tête. Lui aussi proposait une mise en scène remarquable, mais bénéficiait surtout d’une histoire beaucoup plus touchante et d’une jeune actrice au charisme exceptionnel. C’est précisément ce qui manque à White Shadow pour franchir un véritable cap.

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