Critique de White Bird in a Blizzard : Gregg Araki signe un thriller psychologique aussi beau que frustrant

White Bird in a Blizzard

8.2

Scénario

7.4/10

Casting

8.8/10

Réalisation

8.5/10

Les pour

  • Shailene Woodley toujours très juste
  • Eva Green excellente
  • Une esthétique particulièrement soignée
  • Une ambiance intrigante
  • Plusieurs thèmes intéressants

Les contre

  • Un rythme beaucoup trop lent
  • Une fin expédiée
  • Un potentiel inexploité
  • Un sentiment de frustration à la sortie
Avis:

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Titre originalWhite Bird in a Blizzard

RéalisateurGregg Araki

Casting principalShailene Woodley, Eva Green, Christopher Meloni, Gabourey Sidibe, Shiloh Fernandez, Angela Bassett

Durée1h31

Date de sortie en France15 octobre 2014

Après Mysterious Skin et Kaboom, Gregg Araki signe un nouveau film dans lequel se mêlent plusieurs de ses thèmes de prédilection : la jeunesse, la sexualité et les petits mensonges.

Au casting, on retrouve pour la quatrième fois cette année la révélation Shailene Woodley. Si elle reste une nouvelle fois absolument juste dans son interprétation, il va désormais falloir qu’elle s’émancipe de ces rôles d’adolescente pour éviter une certaine lassitude auprès du public. J’attends donc avec impatience de découvrir son évolution et les personnages qu’elle choisira par la suite.

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À ses côtés, Eva Green campe à merveille cette femme au foyer borderline, à mi-chemin entre la dépression et l’hystérie. Rien de particulièrement inédit dans ce registre, mais son talent fait toute la différence. Il faut également souligner la présence toujours appréciée de Gabourey Sidibe, que l’on retrouve avec plaisir.

Le film se révèle rapidement intriguant grâce à son mélange de drame familial, de thriller psychologique et de mystère. Le scénario tient globalement la route et donne envie d’en découvrir davantage.

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Malheureusement, au fil de la projection, le manque de rythme devient de plus en plus évident. L’intrigue avance trop lentement et l’intérêt finit par s’émousser. Plus le film progresse, plus on ressent une certaine frustration devant un potentiel qui ne semble jamais totalement exploité.

Le véritable problème vient surtout du dénouement. Expédiée en à peine quelques minutes, la conclusion laisse autant sans voix qu’au bord du fou rire tant elle paraît précipitée après une montée en tension pourtant prometteuse.

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Je ressors donc avec une impression très mitigée. White Bird in a Blizzard possédait énormément d’atouts sur le papier : un réalisateur inspiré, un casting solide, une atmosphère réussie et plusieurs pistes de réflexion intéressantes. Pourtant, son manque de rythme et une conclusion beaucoup trop rapide empêchent le film d’atteindre le niveau qu’il semblait pouvoir viser.

C’est finalement un film esthétiquement très réussi, proposant de vraies réflexions sur la famille, l’adolescence et les secrets, mais qui aurait largement gagné à être davantage développé afin de maintenir le spectateur en haleine jusqu’à son ultime scène.

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