W.E. : notre critique du deuxième film réalisé par Madonna

W.E.

7.7

Scénario

7.5/10

Casting

7.5/10

Réalisation

8.0/10

Les pour

  • Une réalisation parfois superbe visuellement
  • Madonna montre un vrai potentiel de réalisatrice
  • Une bande originale de grande qualité

Les contre

  • Des choix de montage parfois fatigants
  • La partie historique manque d’émotion
Avis:

X#WE

Titre originalW.E.

RéalisateurMadonna

Casting principalAbbie Cornish, Andrea Riseborough, James D’Arcy, Oscar Isaac, Richard Coyle

Durée119 minutes

Date de sortie en France9 mai 2012

Avant de parler de W.E., je préfère préciser une chose : je suis fan de Madonna. Pour autant, cela ne m’empêche pas de rester objectif. La preuve, je n’avais même jamais vu son premier film en tant que réalisatrice, tout simplement parce que son sujet ne m’intéressait pas.

Que penser, donc, de ce W.E., déjà largement descendu par une certaine presse avant même d’avoir réellement trouvé son public, principalement parce qu’il était signé Madonna ?

La première chose qui frappe, c’est que le film est loin d’être parfait. À l’image de son récit qui alterne entre passé et présent, la réalisation oscille constamment entre l’excellent et le beaucoup plus discutable.

Par moments, Madonna compose de magnifiques plans, soigne particulièrement sa mise en scène et propose de très belles idées visuelles dignes de réalisateurs beaucoup plus expérimentés. Puis, quelques minutes plus tard, la caméra devient inutilement nerveuse, le montage s’accélère avec des coupes incessantes et l’ensemble devient presque fatigant à suivre. Cette irrégularité est sans doute le principal défaut du film, car les séquences les plus inspirées démontrent un véritable sens esthétique.

On comprend d’ailleurs parfois difficilement certains de ses choix de mise en scène. Ce sentiment se retrouve également dans l’utilisation de la musique qui, pourtant superbe et rappelant par moments l’univers d’Amélie Poulain, ne semble pas toujours en parfaite adéquation avec les images.

Du côté du scénario, le constat est assez similaire. Les personnages du présent captivent rapidement, notamment grâce à la relation entre Wally et Evgeni, véritable point fort du film. En revanche, la partie consacrée au passé manque de quelques éléments pour créer un attachement aussi fort envers ses protagonistes.

Un autre détail m’a amusé tout au long du film : certaines expressions d’Andrea Riseborough rappellent étonnamment celles de Madonna. À plusieurs reprises, je me suis demandé si la chanteuse n’avait pas secrètement imaginé interpréter elle-même ce rôle avant de préférer rester derrière la caméra. Qu’il s’agisse d’une coïncidence ou d’un important travail de direction d’acteurs, la ressemblance dans certaines attitudes est frappante.

Au final, pour son deuxième long métrage, Madonna livre un travail plus que convaincant. Tout n’est pas parfaitement maîtrisé, loin de là, mais elle démontre un vrai potentiel de réalisatrice. Avec davantage d’expérience et un peu plus de régularité dans sa mise en scène, je suis persuadé qu’elle aurait largement les qualités pour s’imposer derrière la caméra.

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