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Titre originalThe Otherworld
RéalisateurRichard Stanley
Casting principalDocumentaire
Durée1 h 30
Date de sortie en FranceInédite en salles
L’Étrange Festival aura été une excellente surprise me concernant cette année puisque je suis parvenu à apprécier tous les films qu’il m’a été donné de découvrir… Tous, ou presque !
Car il faut bien un vilain petit canard, et cette année il s’appelle The Otherworld, signé Richard Stanley.
Plus proche d’un reportage que d’un véritable film, The Otherworld donne rapidement l’impression d’assister à un très long épisode de Strip-Tease. On y découvre une galerie de personnages hauts en couleur, d’illuminés et de passionnés aux théories pour le moins improbables.
Le problème, c’est que si ce type de sujet peut s’avérer amusant pendant une dizaine de minutes, il devient beaucoup plus difficile à suivre sur près d’une heure et demie. Le réalisateur enchaîne les témoignages sans véritable ligne directrice et donne souvent l’impression d’étirer artificiellement son projet bien au-delà de ce que son sujet permet réellement.
On revient sans cesse sur les mêmes intervenants qui racontent leurs histoires sans que celles-ci soient réellement analysées ou remises en perspective. Ainsi, lorsque l’on découvre le maire de cette prétendue ville française censée être épargnée par la fin du monde, le documentaire préfère finalement montrer son regard amusé sur tous ces visiteurs plutôt que de s’intéresser véritablement au phénomène qu’ils représentent.
Au bout d’une dizaine de minutes, on a déjà parfaitement compris où le film souhaite nous emmener. Malheureusement, il ne parvient jamais à renouveler son propos ni à apporter un véritable éclairage sur les événements qu’il présente.
Au final, The Otherworld ressemble davantage à un documentaire de télévision étiré qu’à un véritable long métrage. Une déception qui restera sans doute cantonnée au circuit des festivals, à moins qu’Arte ne lui trouve une case de diffusion très tard dans la nuit.


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