X#TheBaby #DevilsDue #MattBettinelliOlpin #TylerGillett #AllisonMiller #ZachGilford #SamAnderson @20thCFox_FR @WayToBlue_
Titre originalDevil’s Due
RéalisateursMatt Bettinelli-Olpin, Tyler Gillett
Casting principalAllison Miller, Zach Gilford, Sam Anderson
Durée1h29
Date de sortie en france7 mai 2014
Que dire de The Baby lorsque l’on ressort de la projection complètement sans voix… Est-ce bon signe ? Vous le saurez à la fin de cette critique…
Autant le dire tout de suite, je ne suis pas un grand amateur de found footage. Des sagas comme Paranormal Activity ont, à mes yeux, largement contribué à épuiser le genre en multipliant encore et encore les mêmes artifices censés faire peur. Au final, seul Le Projet Blair Witch est réellement parvenu à me mettre mal à l’aise. Depuis… c’est le néant.
The Baby reprend forcément certains de ces codes puisque les personnages passent leur temps à filmer. La grande différence vient cependant des acteurs, qui sont ici nettement meilleurs que ce que propose habituellement ce type de production. C’est d’ailleurs probablement ce qui restera comme la principale qualité du film : offrir un found footage porté par de véritables comédiens.
Autre bonne surprise, le scénario justifie intelligemment la présence permanente de la caméra. Nous suivons un jeune couple sur le point de se marier et le futur époux souhaite immortaliser tous ces moments importants. Cela change agréablement des héros qui filment absolument tout sans aucune raison crédible.
J’ai également apprécié le comportement des personnages. Lorsqu’une personne est en danger, le héros lâche enfin sa caméra pour essayer de lui venir en aide. Cela peut sembler anodin, mais c’est exactement le genre de détail qui manque souvent aux autres found footage, où les protagonistes préfèrent continuer à filmer au lieu de réagir. Ici, l’utilisation de la caméra reste logique du début à la fin et cela fait franchement du bien.
À ce stade, on pourrait presque croire que The Baby est en train de devenir une référence du genre.
Malheureusement, c’est précisément là que le film commence à montrer ses limites.
Il reprend finalement tous les codes classiques du found footage. Les trois quarts d’un film pourtant très court sont consacrés à présenter les personnages. Certes, cela permet de s’y attacher, d’autant qu’ils sont bien interprétés, mais les scènes censées créer la peur ou le suspense sont tellement rares que l’ennui finit régulièrement par s’installer.
Le film reprend également un autre cliché incontournable : le héros accusé à tort, tandis que les policiers semblent miraculeusement incapables de visionner les nombreuses images pourtant enregistrées par toutes les caméras présentes. On se demande encore comment le spectateur peut voir des séquences que les enquêteurs, eux, semblent totalement ignorer.
Enfin, comme souvent dans ce genre de production, si les trois quarts du film sont particulièrement calmes, le dernier quart concentre soudainement toute l’action. En une vingtaine de minutes à peine, tout s’accélère.
Parti sur des bases très prometteuses, The Baby finit donc malheureusement par adopter une construction beaucoup trop classique, ce qui nuit clairement au résultat.
Mais son plus gros défaut n’est finalement pas là.
Son véritable problème est qu’il ne fait tout simplement… jamais peur.
Pour vous en parler, je vais laisser la parole à Charlotte, qui est pourtant beaucoup plus sensible que moi aux films d’horreur…
Charlotte :
Pour cette projection, Christophe ne m’avait volontairement pas révélé le titre du film afin d’éviter que je trouve une excuse pour ne pas venir. Il faut dire que je déteste les films d’horreur !
Mais premièrement, on ne me la fait pas : j’avais rapidement deviné quel film nous allions voir. Deuxièmement, ce n’est pas mon genre de me défiler.
J’y suis donc allée en me disant que j’allais probablement finir recroquevillée sous mon siège à grelotter pendant toute la séance… ou presque.
Au final, ce fut surtout très ennuyeux.
Pas un frisson. Rien.
Et pourtant, je fais partie de ces personnes qui frissonnent déjà lorsqu’on leur raconte simplement une blessure ou une douleur. Autant dire que je suis normalement un public très facile à impressionner.
Sur le papier pourtant, tout semblait réuni : un regard inquiétant, une grossesse étrange, du sang, une ambiance malsaine… Mais à l’écran, tout cela reste finalement très timide. Les quelques idées réellement inquiétantes sont expédiées en quelques secondes et le trouillomètre reste désespérément bloqué à zéro.
Comme l’a dit Christophe, les acteurs sont pourtant très bons, ce qui est assez rare dans ce type de production. Les personnages deviennent rapidement attachants et le scénario possède un véritable potentiel. Le suspense aurait même pu être particulièrement efficace si le film n’avait pas été constamment saboté par des scènes d’horreur beaucoup trop sages, qui ne feront probablement frissonner que quelques adolescents en manque de sensations fortes.
The Baby… même pas peur !
Dommage.
Chris :
Vous l’aurez compris, je suis finalement surtout déçu de ne pas être parvenu à effrayer Charlotte… mais un jour, je finirai bien par y arriver !
Je terminerai en revanche sur une excellente note concernant la projection presse organisée par la 20th Century Fox et Way To Blue. Une véritable Baby Shower glauque avait été imaginée pour l’occasion avec gâteau, cocktails, Bloody Mary, champagne, dragées, ballons et bougies, le tout dans une ambiance particulièrement réussie.
C’est toujours un vrai plaisir de découvrir un film dans un décor aussi soigné et une atmosphère parfaitement adaptée au sujet.
La prochaine fois… laissez quand même quelques bougies allumées pendant la projection !






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