Critique de Ni chaînes ni maîtres : un premier film ambitieux mais inégal

Ni chaînes ni maîtres

8.2

Scénario

7.6/10

Casting

8.7/10

Réalisation

8.4/10

Les pour

  • Un sujet rarement traité dans le cinéma français
  • Des personnages nuancés
  • Un excellent casting
  • Une superbe photographie
  • Une mise en scène ambitieuse

Les contre

  • Une introduction trop longue
  • Une seconde partie qui s’étire
  • Un film qui veut parfois en dire trop
  • Un rythme irrégulier

X#NiChainesNiMaitres #NoChainsNoMasters #SimonMoutairou #IbrahimaMbayeTchie #CamilleCottin #BenoitMagimel #AnnaThiandoum #FelixLefebvre #VassiliSchneider

Titre originalNi chaînes ni maîtres

RéalisateurSimon Moutaïrou

Casting principalIbrahima Mbaye Tchie, Camille Cottin, Benoît Magimel, Anna Thiandoum, Félix Lefebvre, Vassili Schneider

Durée1h38

Date de sortie en France18 septembre 2024

Premier long métrage de Simon Moutaïrou, Ni chaînes ni maîtres choisit d’aborder un sujet finalement assez peu traité par le cinéma français : l’esclavage dans les plantations de l’île Maurice au XVIIIᵉ siècle.

Le réalisateur tient un excellent sujet entre les mains, mais fait malheureusement le choix de vouloir en dire un peu trop. Après une introduction assez longue, la dernière partie du film s’étire également davantage que nécessaire, donnant au récit un rythme parfois trop lent.

C’est d’autant plus dommage que les personnages sont particulièrement bien écrits. Le scénario évite intelligemment le piège du manichéisme en offrant à chacun une véritable dualité, loin de l’opposition simpliste entre les « bons » et les « méchants ». Sur ce point, le film se montre particulièrement intéressant.

Le casting répond également présent. Ibrahima Mbaye Tchie et Anna Thiandoum livrent des prestations solides, parfaitement épaulés par Camille Cottin, Félix Lefebvre, Vassili Schneider et Benoît Magimel. On peut également saluer la qualité de la photographie, particulièrement soignée et impressionnante pour un premier film.

Au final, Ni chaînes ni maîtres captive durant sa première partie grâce à cette traque permanente, mais s’essouffle progressivement en voulant multiplier les thématiques et les messages. Une œuvre ambitieuse, portée par de réelles qualités, mais qui ne convainc qu’à moitié.

Soyez le premier à commenter

Laissez nous un commentaire