Critique Mauvaise Graine : un drame mafieux porté par d’excellents acteurs

Mauvaise Graine

7.6

Scénario

7.0/10

Casting

8.5/10

Réalisation

7.3/10

Les pour

  • Luca Marinelli et Alessandro Borghi admirables
  • Relations entre les personnages bien élaborées
  • Esthétique riche

Les contre

  • Récit parfois trop dramatique
  • Rythme trop linéaire
  • Quelques scènes manquantes pour réellement émouvoir
  • Histoire peu nouvelle

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Titre originalNon essere cattivo

RéalisateurClaudio Caligari

Casting principalLuca Marinelli, Alessandro Borghi, Silvia D’Amico, Roberta Mattei

Durée1 h 47 min

Date de sortie en France11 mai 2016

Troisième réalisation pour Claudio Caligari qui avait déjà gagné le Prix Spécial de la section De Sica à la Mostra de Venise pour Amore Tossico, et sorti L’Odore Della Notte en 1998. Pour ce troisième et dernier long-métrage, ce sera l’acteur et producteur Valerio Mastandrea qui terminera le montage puisque Claudio Caligari nous a quittés le 26 mai 2015. Ce troisième film réalisé n’est encore qu’un autre film sur la mafia et le trafic (Strictly Criminal, Legend). Et cette fiction dramatique n’apporte pas forcément quelque chose de nouveau (à part la mention « tiré d’une histoire vraie » absente) ; il a cependant de grandes qualités.

Les acteurs sont un premier bon point, Cesare et Vittorio, les deux protagonistes, sont interprétés par Luca Marinelli et Alessandro Borghi de façon admirable. Ils sont tous les deux comme des frères et leur relation est bien élaborée. C’est également la relation entre les autres personnages (avec leurs futures femmes) qui est bien ficelée malgré quelques manques.

mauvaise graine

Esthétiquement, le film est riche, quant au scénario on regrette le fait que cela soit un peu trop dramatique par moments : la mort de Deborah (la nièce de Cesare) et celle de Cesare. En voulant terminer sur une fin heureuse : finalement la femme de Cesare est enceinte et Cesare, qui était la personne dangereuse car incontrôlable, meurt, donc tout finit « presque » bien (presque, puisqu’on s’attache à la relation entre Cesare et Vittorio et Cesare et sa femme), cela veut nous rendre heureux alors que tout le film est dramatique et que chaque moment de bonheur ne l’est jamais complètement.

On peut lui reprocher son rythme un peu linéaire, il se passe quelques événements mais au fond, on se demande où cela peut bien aller. À cela s’ajoute le sentiment qu’il manque quelques scènes qui pourraient nous prendre par les sentiments, nous toucher et de ce fait, être complètement emportés et pris dans ce film.

mauvaise graine 2

Il s’agit donc là d’un film dramatique sur la mafia qui marque quelques points pour ses acteurs et sa qualité esthétique mais en perd pour quelques éléments manquants à l’histoire.

À savoir : Pour ce film, Claudio Caligari s’est inspiré de Pier Paolo Pasolini, un grand théoricien italien du cinéma, pour son film Accattone, mais aussi du célèbre film Mean Streets de Martin Scorsese.

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