Mandela : Un long chemin vers la liberté, un biopic bouleversant porté par Idris Elba

Mandela : Un long chemin vers la liberté

9.5

Scénario

9.5/10

Casting

9.7/10

Réalisation

9.3/10

Bande originale

9.6/10

Les pour

  • Idris Elba remarquable
  • Naomie Harris excellente
  • Hommage sobre et profondément émouvant
  • Très belle reconstitution historique
  • Magnifique chanson Ordinary Love de U2
  • Message universel de paix et de tolérance

Les contre

  • Mise en scène parfois très classique
  • Durée conséquente
Avis:

X@PatheFilms #MANDELAlefilm #Mandela #LongWalkToFreedom #IdrisElba #NaomieHarris

Titre originalMandela: Long Walk to Freedom

RéalisateurJustin Chadwick

Casting principalIdris Elba, Naomie Harris, Tony Kgoroge, Terry Pheto

Durée2h26

Date de sortie en France18 décembre 2013

Réaliser le biopic d’une personnalité aussi immense que Nelson Mandela représentait un défi particulièrement délicat.

Après seize années de développement et pas moins de trente-quatre versions du scénario, le producteur Anant Singh, à qui Nelson Mandela avait personnellement confié les droits d’adaptation de son autobiographie, livre enfin le fruit de ce travail de longue haleine.

Et le résultat est largement à la hauteur de l’homme auquel il rend hommage.

Mandela : Un long chemin vers la liberté retrace le parcours exceptionnel de Madiba, depuis son enfance au sein de la famille royale des Thembus jusqu’à son élection comme premier président démocratiquement élu d’Afrique du Sud, en passant par son engagement contre l’apartheid, ses longues années de prison et son incroyable volonté de réconciliation.

Le film repose avant tout sur un duo d’acteurs absolument remarquable.

Idris Elba compose un Nelson Mandela d’une grande justesse, évitant constamment l’imitation caricaturale. Face à lui, Naomie Harris livre une interprétation tout aussi forte dans le rôle de Winnie Mandela, faisant exister toute la complexité de leur relation au fil des décennies.

Justin Chadwick choisit une mise en scène volontairement sobre.

Certains pourront lui reprocher un style assez classique, mais cette retenue sert finalement parfaitement le sujet. Le réalisateur préfère mettre en avant les personnages, la beauté des paysages sud-africains et la richesse humaine du récit plutôt que de chercher l’esbroufe.

Le résultat est un véritable message d’amour, de paix et de tolérance.

mandelapromoimage

Au-delà de la grande Histoire, le film rappelle surtout le combat d’un homme qui refusa de céder à la haine malgré tout ce qu’il avait traversé.

Impossible également de ne pas évoquer la magnifique chanson Ordinary Love, composée spécialement par U2 pour le générique de fin. Très proches de Nelson Mandela, les membres du groupe signent ici l’un des morceaux les plus émouvants de l’année et offrent une conclusion particulièrement touchante au film.

Pour ceux qui souhaiteraient prolonger cette découverte, je ne peux également que conseiller la lecture de Conversations avec moi-même, un ouvrage passionnant permettant d’approcher encore davantage la personnalité de Nelson Mandela.

Lorsque nous avions assisté à la projection, Madiba était encore parmi nous.

Quelques jours plus tard, au moment de la sortie française du film, il nous avait quittés.

Cette coïncidence donne aujourd’hui une résonance encore plus forte à cette œuvre, qui rappelle avec beaucoup d’émotion que des hommes ont consacré leur vie entière afin que chacun puisse bénéficier des mêmes droits.

Critique de CinéScrat

Le souvenir de cette projection reste particulièrement fort.

Lorsque les lumières se sont rallumées, Charlotte comme moi sommes restés plusieurs minutes sans trouver les mots tant l’émotion était présente.

03449-1B5O8638

Au-delà du destin exceptionnel de Nelson Mandela, c’est surtout la dureté de son parcours qui m’a profondément marqué. Je connaissais évidemment son histoire dans les grandes lignes, mais je n’imaginais pas à quel point sa détention et les épreuves traversées par ses proches avaient été aussi éprouvantes.

Ce qui frappe le plus, c’est que tout cela est réel.

S’il s’agissait d’une fiction, certains événements paraîtraient presque invraisemblables. Pourtant, tout est authentique.

Peut-on parler de devoir de mémoire ?

Probablement.

Le seul véritable bémol concerne sa durée. Avec près de deux heures trente, il vaut mieux éviter d’arriver fatigué à la séance. Heureusement, l’immersion est telle que le temps passe finalement très vite.

Le magnifique générique de fin accompagné de Ordinary Love agit comme une dernière montée d’émotion.

Entre notre projection et l’écriture de cette critique, Nelson Mandela s’est malheureusement éteint.

Le film est ainsi devenu bien plus qu’un simple biopic : un véritable hommage à l’une des plus grandes figures du XXᵉ siècle.

1 Rétrolien / Ping

  1. Zickma » « Mandela » – musique du générique de fin

Laissez nous un commentaire