Critique de Le Crime du 3ème étage

Le crime du 3ème étage

6.8

Scénario

6.2/10

Casting

7.5/10

Réalisation

6.8/10

Les pour

  • Divertissant
  • Casting sympa

Les contre

  • Manque un peu d'ambition pour le cinéma

Twitter #LeCrimeDu3EmeEtage

Titre VO : Le Crime du 3e étage

Réalisateur : Rémi Bezançon

Acteurs : Gilles Lellouche, Laetitia Casta, Guillaume Gallienne, Isabel Aimé Gonzalez Sola, Jenna Knafo

Durée : —

Date de sortie en France : 11 mars 2026

Quand le cinéma tente de marcher dans les pas de Hitchcock, le résultat est souvent… catastrophique. Trop d’hommages maladroits, trop de copies sans âme, et au final des films écrasés par la comparaison avec le maître du suspense.

Mais Le crime du 3ème étage choisit une autre voie — et c’est là que le film surprend. Plutôt que de cacher ses influences, il les affiche fièrement. Dès les premières minutes, le ton est donné avec un générique inspiré et même des images d’archives retravaillées, dont une interview du maître lui-même. Le message est clair : ici, on rend hommage, mais on ne copie pas.

Et c’est précisément ce choix qui permet au film de trouver sa propre identité. Jamais il ne cherche à refaire Hitchcock plan par plan. À la place, il s’en inspire intelligemment pour construire une intrigue solide et accessible.

Le scénario repose aussi sur un duo central qui fonctionne parfaitement. D’un côté, Gilles Lellouche, plutôt indifférent à l’univers hitchcockien. De l’autre, Laetitia Casta, qui enseigne justement l’œuvre du maître du suspense à ses étudiants. Deux visions opposées qui finissent par se rejoindre lorsque le couple redécouvre Fenêtre sur cour… et peut-être, au passage, ce qui les a autrefois rapprochés.

Le film tient donc bien la route, porté par un casting solide et une intrigue suffisamment efficace pour maintenir l’attention du spectateur.

Reste que Le crime du 3ème étage garde parfois un léger parfum de fiction télévisée. On sent par moments un projet qui aurait très bien pu trouver sa place sur une grande chaîne, dans la lignée des polars du dimanche soir. Mais loin d’être un défaut, cela lui donne plutôt des airs de téléfilm premium, largement au-dessus de certaines productions proposées aujourd’hui sur les plateformes.

La réalisation est soignée, le rythme ne faiblit jamais et l’objectif principal — divertir — est clairement atteint.

Et c’est peut-être là la vraie réussite du film : il n’est pas nécessaire d’être un fan absolu d’Hitchcock pour l’apprécier.

Mais pour ceux qui connaissent l’œuvre du maître… l’expérience devient encore plus savoureuse. Du générique d’ouverture à l’intrigue principale, en passant par cette fameuse interview recréée, les clins d’œil se multiplient.

Jusqu’à transformer ce polar en un petit jeu complice avec le spectateur. Un jeu où Hitchcock n’est jamais copié… mais toujours présent, quelque part dans l’ombre.

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